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Goudron sur nos côtes

Impossible de remonter à la source

7 septembre 2026, 19:38

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Impossible de remonter à la source

Le littoral de l’Est et du Sud-Est porte encore les traces d’une pollution dont l’origine demeure impossible à établir avec certitude. Depuis le mercredi 2 septembre, des boulettes et des plaques éparses de goudron ont été retrouvées de Pointe-d’Esny jusqu’à Poste-Lafayette, en passant par l’Île-des-Deux-Cocos, Blue-Bay, Vieux-Grand-Port, Bois-des-Amourettes, Rivière-des-Créoles et Bras-d’Eau.

Dans un communiqué de presse émis ce lundi 7 septembre, le ministère de l’Environnement indique que ces résidus proviendraient probablement de rejets illégaux d’eaux de cale par des navires empruntant le couloir maritime au large de Maurice. Ces eaux peuvent contenir un mélange d’eau de mer, de fioul, de lubrifiants, de solvants et de métaux lourds. Au gré des vagues et du vent, le mélange se solidifie avant de gagner le rivage.

Depuis mercredi, le ministère, la Police de l’Environnement, la National Coast Guard, la Special Mobile Force et la Beach Authority multiplient les relevés et les opérations de nettoyage. Dans le cadre du National Oil Spill Contingency Plan, la SMF collecte les résidus avec l’appui de la NCG, tandis que la Beach Authority intervient sur les plages publiques. Les déchets sont ensuite envoyés au centre de stockage des déchets dangereux de La Chaumière. Les barrages flottants ne sont pas adaptés à ce type de résidus.

Reste l’énigme du responsable. La densité du trafic maritime, les rejets généralement effectués au large, souvent de nuit ou par mauvais temps, compliquent le traçage. Les satellites ne permettent pas non plus de détecter ces dépôts. La mer agitée, la houle du Sud-Ouest et les vents soutenus ont favorisé leur échouage.

À ce lundi 7 septembre au matin, aucun nouveau dépôt n’avait été signalé.

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