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« C?est une chance que je n?ai pas connu Vinay Deelchand »
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« C?est une chance que je n?ai pas connu Vinay Deelchand »
« Marraine de Flic-en-Flac. » Vous aimez cette appellation ?
Non. Parce que cela sous-entend des activités douteuses. Moi je ne fais rien d?illégal, rien de louche. Je préfère de loin qu?on m?appelle « La dame de Flic-en-Flac. »
Mais d?où vient ce terme « marraine » ?
C?est Ally Lazer qui a répandu cela. Depuis nombre de mes clients m?ont appelée en Angleterre, où j?étais en vacances, pour m?exprimer leurs craintes pour leurs investissements, parce que mon nom était cité comme étant la marraine. Et puis Radio One m?a contactée. J?ai alors décidé d?accorder une interview de Londres pour rassurer tout le monde à Maurice. J?ai également écourté mon séjour pour faire taire ces palabres.
Connaissez-vous Ally Lazer ?
Je ne l?ai jamais vu, je ne le connais pas. Ses dires m?ont choquée, m?ont fait mal. Au lieu de répandre des faussetés, il gagnerait à aider les victimes de la drogue. D?ailleurs je lui réclame Rs 10 millions pour diffamation.
Vous défendrez votre image jusqu?au bout?
J?ai bossé dur pour en arriver là. Je ne voudrais pas qu?on salisse ce que j?ai bâti. Je le fais non seulement pour moi, mais pour les quelque 500 employés que j?emploie. Ils sont fiers de notre compagnie dont la progression ne cesse de faire des jaloux.
Pourquoi cette jalousie ?
Je ne suis pas née dans le luxe. Mon père était un peintre, tué dans un accident de moto à 48 ans. Ma mère travaillait comme bonne à tout faire. J?ai vécu dans une maison en tôle, qui laissait entrer l?eau de la pluie. Et puis, depuis mon retour à Maurice, je me suis lancée dans l?immobilier.
Comment avez-vous réussi de manière aussi spectaculaire ?
C?est grâce à mon approche originale. Ma compagnie Jet 7 Real Estate offre un produit luxueux, d?un niveau inégalé à Maurice. On a développé une technique de vente qui impressionne, grâce à laquelle nombre de personnes ont pu s?offrir des appartements. Ainsi avec un petit dépôt, on peut aspirer à être acquéreur d?un appartement. On s?occupe par la suite de la location de ce même appartement et les rentrées d?argent servent à financer le remboursement de l?emprunt de l?acquéreur. Je pense que je sais aussi être très convaincante et qu?il y a un peu de chance qui m?accompagne toujours. Mais à vrai dire, sans dure labeur, on ne réussit rien.
On raconte que vous bénéficiez de vos contacts bien placés aux niveaux politique et judiciaire ?
Je suis dans l?immobilier de luxe. Et parmi les clients potentiels, beaucoup sont dans ces girons. Que voulez-vous que j?y fasse ? Mais je n?ai jamais été à la quête d?une quelque faveur de qui que ce soit. Mes relations avec eux demeurent uniquement professionnelles.
A combien s?élève votre fortune ?
(Sourire, longue pause.) Il y a 200 appartements qui sont sous mon management. Ma compagnie en possède plusieurs autres. Aussi, j?ai plusieurs importants projets immobiliers en chantier.
Et en millions ?
?Allons dire que la compagnie que je dirige, avec ma fille, est multi-millionnaire.
Vous étiez croupière au casino et aujourd?hui vous roulez sur l?or. Un peu normal qu?on se pose des questions?
Je suis restée humble. Il y a beaucoup de gens qui m?admirent. Mon erreur pourrait être mon déficit de communication, qui joue aujourd?hui contre moi et qui fait qu?on raconte des faussetés. J?ai gardé un low profile sur le plan professionnel. C?est peut-être cela qui fait que le public connaît davantage mon côté clinquant que mes affaires.
Pourquoi ne pas rompre le silence ?
Vous avez raison. Il faut que je change ma stratégie de communication. Que j?explique davantage mes projets. Dans mon village, parmi mes employés, on me connaît. Mais les autres Mauriciens non. Je ne suis pas du genre à appeler la presse quand je fais des ?uvres de charité. Par exemple, beaucoup ne savent pas que Flic-en-Flac m?a octroyée la citoyenneté d?honneur, pour mon engagement social.
Comme ça alors, vous étiez au Festival de Cannes?
C?est mon ami Jean Roch, qui dirige les VIP Rooms, qui m?a invitée. C?est mon partenaire en affaires. Tenez, je vous annonce une nouvelle : on compte ouvrir un club privé pour célébrités à Maurice dans pas longtemps.
Et puis vous avez fait un saut en Angleterre? On raconte que vous y étiez recherchée par la police britannique.
Encore une autre fausseté à mon encontre. Si la police était réellement à mes trousses, comme allèguent mes détracteurs, alors comment m?y suis-je rendue ?
Connaissez-vous le notaire Vinay Deelchand ?
Je dois dire que c?est une chance que je n?ai jamais eu affaire avec lui. En raison de mes activités professionnelles, j?aurais pu être appelée à travailler avec Deelchand. Mais heureusement tel n?a pas été le cas, je traite avec d?autres notaires.
Et Antoine Chetty ?
Lui également, je ne le connais pas. Je ne suis pas mêlée, de près ou de loin, à cette affaire. Ceux qui veulent m?y entraîner devront répondre de leurs accusations mensongères.
Que pensez-vous du trafic d?héroïne ?
Il faudrait emprisonner tous les trafiquants. Mais je suis pour aider les victimes que sont les drogués. Ma s?ur, aujourd?hui en prison, en est une victime. Je ne la renie pas. Je vais souvent la visiter à Beau-Bassin.
Et de la liste de Lazer ?
Qu?il aille jusqu?au bout. Et qu?il retire ces allégfations sans fondement aucun. Au moins, Lazer a provoqué des choses positives. Je sais aujourd?hui qu?il y a autour de moi, un formidable élan de sympathie, de soutien. Mes employés sont comme mes proches. Eux-seuls me connaissent. Et puis j?ai pu donner ma version des faits et rétablir la vérité. Finalement Lazer aura été un blessing in disguise?
« Finalement Ally Lazer aura été un blessing in disguise. Il m?a permis de sortir de l?ombre pour faire taire les ragots »
Double deposition
Double déposition au poste de police de Flic-en-Flac hier matin. D?abord celle de Jean-Claude Dedans, journaliste à 5-Plus Dimanche, qui affirme qu?il a été insulté et menacé par un proche de Liz Coindreau, alors qu?il cherchait à avoir la version de celle-ci par rapport aux allégations d?Ally Lazer.
« Non content de nous insulter, l?homme a donné des coups de pied dans la portière de notre véhicule, qui a été endommagée. On ne recherchait que la version de Mme Coindreau, mais nous n?étions pas les bienvenus », déclare Jean-Claude Dedans, qui au moment de l?incident, devant le bureau de Liz Coindreau à Flic-en-Flac, était accompagné du photographe Harold Etiennette et d?un chauffeur de 5-Plus Dimanche.
En revanche, Liz Coindreau a déclaré à la police que le journaliste de 5-Plus la harcèle. « Ils m?ont menacée de me piéger avec de la drogue et qu?ils feraient de sorte à ce que Antoine Chetty m?implique dans l?affaire Deelchand ». Confronté à ces accusations, Jean-Claude Dedans a tout nié en bloc, insistant qu?il est parti voir Mme Coindreau dans le cadre de ses fonctions. « Comment aurais-je pu lui dire cela, alors que je ne l?ai même pas vue. Cet homme nous a chassés de manière vulgaire », déclare le journaliste. Liz Coindreau a engagé un procès contre 5-Plus Dimanche, à la suite d?un article publié en 2001, sur ses trois bébés nés d?une mère porteuse. Le procès sera appelé ce mercredi en Cour suprême.
Ally Lazer : « Je ne veux ni infirmer, ni confirmer »
« C?est une radio privée qui a déduit que Liz Coindreau était la marraine de Flic-en-Flac. Je n?ai jamais cité de nom. Je ne peux ni confirmer ni infirmer s?il s?agit bien d?elle. Tout ce que je peux dire c?est que j?ai commencé à enquêter sur une personne comme étant derrière le trafic de drogue à Trèfles, Beau-Bassin, Beau-Séjour et d?autres régions périphériques des basses Plaines-Wilhems. Par la suite, une personne se présentant comme «marraine de Flic-en-Flac » m?a appelé pour me dire que je ne peux rien contre elle, qu?elle connaît de hautes personnalités politiques. Je suis en train de compiler un dossier contre la « marraine ».
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