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Économie et finances
Le Fonds monétaire international recommande de poursuivre la réforme des pensions
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Économie et finances
Le Fonds monétaire international recommande de poursuivre la réforme des pensions
■ Entre l’appel à rester mobilisé lancé par les syndicats et les impératifs économiques de l’Etat, le citoyen se demande de quoi sera fait demain. © Vashish Kiranchand Sookrah
Le Fonds monétaire international (FMI) estime que si l’économie mauricienne est résiliente, les perspectives se sont assombries sous l’effet de l’incertitude mondiale et du conflit au Moyen-Orient. Ainsi, après une croissance de 3,2 % en 2025, un ralentissement à 2,8 % est à prévoir en 2026, avant un redressement graduel vers 3,2% à moyen terme. Il recommande par ailleurs la poursuite de la réforme de la pension et les aides ciblées pour protéger les ménages les plus vulnérables. Ce sont les principales conclusions de son conseil d’administration au titre de l’Article IV pour 2026 d’un rapport publié hier. Cette décélération, selon l’institution financière s’explique principalement par un ralentissement attendu du tourisme, la hausse des prix des matières premières et les effets des tensions géopolitiques. Le FMI souligne également que le déficit courant devrait passer de 7,1 % du Produit Intérieur Brut (PIB) en2025 à7,4% en 2026.
Après un ralentissement en début d’année, l’inflation est repartie à la hausse. Le FMI prévoit qu’elle atteindra6,4% en glissement annuel d’ici fin 2026, bien au-dessus de la cible de la Banque de Maurice (BoM) – 2 à 5%–, avant de revenir progressivement dans cette fourchette à moyen terme.
Le conseil d’administration du FMI insiste par ailleurs sur l’urgence de renforcer la consolidation budgétaire afin d’impulser la diminution de la dette publique. Celle-ci a atteint86% duPIB à fin juin2025 et devrait rester élevée à fin juin 2026.
Les administrateurs recommandent notamment de maîtriser les dépenses courantes, d’améliorer la mobilisation des recettes fiscales, d’utiliser toute recette exceptionnelle – notamment liée au dossier des Chagos, prioritairement pour réduire la dette publique – et de renforcer la discipline budgétaire à travers un cadre fiscal fondé sur des règles.
Le FMI estime par ailleurs que la BoM doit être prête à resserrer davantage sa politique monétaire si les anticipations d’inflation se détérioraient. Il recommande un renforcement de l’indépendance de la BoM via l’adoption rapide des amendements à la Bank of Mauritius Act ; et une réduction des activités qui ne relèvent pas directement de son mandat.
Selon le FMI, les risques pesant sur le secteur financier restent globalement contenus. Toutefois, une vigilance accrue est nécessaire concernant l’exposition des banques au secteur immobilier, les liens entre les banques et l’État, les flux liés aux sociétés du Global Business et le développement des actifs virtuels. Il salue également les progrès réalisés en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Enfin, le FMI estime que Maurice devra accélérer les réformes structurelles pour soutenir la croissance potentielle. Les priorités identifiées sont une meilleure mobilisation de la main-d’œuvre disponible, le renforcement des compétences et de la formation, une amélioration du climat des affaires, la réduction des goulets d’étranglement structurels et une adaptation accrue aux changements climatiques afin de renforcer la résilience économique.
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