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On y entre pour s?en sortir?
L?alcool fait des ravages à Rodrigues. Malgré toutes les campagnes de sensibilisation, le fléau prend de l?ampleur.
Néanmoins, depuis environ un an, le centre d?alcoologie, situé à Mon-Lubin, tente de sortir les alcooliques du pétrin.
Le centre d?alcoologie, appelé le Paille-en-Queue, est un don de l?Union européenne.
Jean Noël Samoisy, qui dirige le centre explique que la consommation d?alcool prend des proportions alarmantes. Citant des statistiques, il souligne qu?en 2003, 2 500 personnes avaient des problèmes liés à l?alcool.
Comment cela se passe au centre? A cette question, Jean Noël Samoisy nous dira que souvent ce sont les parents qui emmènent les patients. Toutefois, c?est à un centre situé à St Gabriel que les patients doivent d?abord se rendre. Ils vont y suivre des séances de pré-cure. Ils sont préparés psychologiquement. C?est ensuite qu?ils sont admis au centre de Paille-en-Queue.
Ils sont soumis à un traitement, réhabilités et sont aidés pour la réinsertion. Ils doivent demeurer au centre pendant une période de quatre semaines.
Les alcooliques sont pris en charge par une équipe compétente, comprenant un animateur, un accompagnateur et cinq infirmiers. Ceux-ci sont affectés au centre de santé de Mon-Lubin. Ils font partie du Crack Anti-Drug Group, une organisation non-gouvernementale, ayant une mission sociale. Le centre dispose d?un secrétariat à plein temps. Durant la première semaine, les patients sont traités aux médicaments. ?Cette première étape est cruciale pour le traitement des patients?, explique Jean-Noël Samoisy. Les patients qui sont privés d?alcool passent par une période de crise.
La deuxième semaine est consacrée à des activités manuelles. Le centre dispose d?une serre, d?une menuiserie où les patients vont cultiver des fleurs ou s?adonner à des travaux de bois. Une fois ces deux étapes franchies, les internes de Paille-en-Queue s?adonnent des activités extra-murales. Ainsi, ils sont appelés à travailler dans une ferme de cinq arpents à Gravier. Ils font de l?élevage : poules, pintades et cabris.
Selon Jean-Noël Samoisy, le pourcentage de rechutes est d?environ 25 pour cent.
Même des collégiens
Il constate que la majorité des gens qui viennent au centre sont âgés de 35 à 45 ans. Mais il est d?avis qu?à l?avenir, il y a aura plus de personnes de moins de 35 ans qui auront recours à Paille-en-Queue, car les Rodriguais commencent à consommer de l?alcool très jeunes. D?ailleurs selon une étude de la National Agency for the Treatment and Rehabilitation of Substance Abusers (Natresa), 90 pour cent des collégiens prennent de l?alcool.
Depuis son ouverture, Paillle-en-Queue a accueilli une cinquantaine de personnes.
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