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Voyage aux Chagos : Le ?Sindbad Nui? jugé ?trop vieux?

17 mai 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Les armateurs du Sindbad Nui ne cachent pas leur mécontentement. La Grande-Bretagne considère que le navire, proposé par la compagnie Belship pour le voyage des Chagossiens dans leur archipel, ne répond pas aux normes. Du coup, la traversée prévue ce mois-ci a été renvoyée. Selon certaines informations, quelque US$ 400 000, environ Rs 11,5 millions, seraient en jeu pour le contrat à allouer au transporteur.

Le Sindbad Nui, un cargo qui opère entre Zanzibar et Dubayy, a été inspecté par Seatech Marine, société approuvée par la Grande-Bretagne. Dans son rapport, elle a estimé qu?il faudrait ?deux ou trois semaines pour reclassifier le bateau comme transporteur de passagers?. La Grande-Bretagne avait émis, fin mars, une letter of intent sous certaines conditions. Les armateurs du navire sont venus à Maurice et ont rencontré des représentants du haut-commissariat britannique à Port-Louis.

C?est alors que, sollicité, le Bureau Veritas, membre éminent de l?association internationale des sociétés de classification (IACS), refuse d?effectuer la reclassification. Le bateau est jugé ?trop vieux?. Selon une source proche des armateurs, elle n?étaye pas son argument par écrit.

Déçus, les armateurs sollicitent une autre société, basée aux Etats-Unis, mais ne faisant pas partie de l?IACS. Elle classifie le Sindbad Nui, début mai. La Grande-Bretagne rejette cette classification.

?Il fallait une classification effectuée par une société IACS?, insiste-t-on au haut-commissariat britannique, à Port-Louis. La Grande-Bretagne ne veut prendre aucun risque. ?Il y aura des personnes âgées pour ce voyage, il faut une sécurité appropriée?, précise-t-on encore côté britannique.

Entre-temps, le nom d?un autre navire est proposé. Il s?agit du Royal Star, basée en Afrique du Sud. ?Nous attendons que sa classification soit effectuée et nous ne voulons pas que l?épisode du Sindbad se répète?, explique-t-on au haut-commissariat britannique.

Dans le camp des Chagossiens, on ne veut pas se mouiller. ?Notre priorité c?est d?avoir un bateau. Nous ne pouvons pas faire de commentaires. Mais les armateurs sont libres de défendre leur point de vue?, estime Olivier Bancoult, leader du Groupe Réfugiés Chagos.

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