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Une tradition nécessaire pour consolider l?esprit d?équipe

18 décembre 2005, 20:00

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Une tradition : voilà ce que sont devenues les fêtes de fin d?année des entreprises. Leur objectif : consolider l?esprit d?équipe. Elles permettent également aux employés de se détendre dans une atmosphère conviviale.

?L?idée est de réunir les employés et l?employeur dans un cadre autre que le travail pour passer ensemble un moment agréable. La fête de fin d?année consolide l?esprit d?équipe?, explique Gérard Garrioch, président de la Mauritius Employers Federation (MEF). Opinion partagée par Edmond Maurel, directeur des ressources humaines du groupe Ireland Blyth Ltd (IBL). Il trouve que ?c?est une tradition que les employés apprécient et qui se perpétue?.

?C?est aussi l?occasion pour l?entreprise, ajoute Gérard Garrioch, de remercier les employés après une année de travail. Les employés peuvent faire plus ample connaissance car ils travaillent parfois dans des branches éparpillées à travers l?île. Bien souvent, ils ne se connaissent qu?à travers le téléphone ou le e-mail. C?est aussi l?occasion de récompenser ceux qui se sont distingués et de raffermir les liens au sein de l?entreprise.?

Yogen Soobarah, vice-président de l?Association of Human Resources Professionnals, estime que cette tradition, ?est un processus continu de communication?. ?C?est, dit-il, un moyen de montrer que l?entreprise se soucie de ses employés et qu?ils comptent pour elle?.

Un air de carnaval

Yogen Soobarah ajoute que ?la communication passe encore mieux quand la famille est concernée. Pour l?employé, cette dernière et le travail sont liés. L?entreprise remercie la famille qui soutient l?employé dans ses défis professionnels. Il passe plus de temps au travail. C?est une occasion pour les membres de la famille de connaître ses collègues, ses supérieurs et son lieu de travail?.

Certaines entreprises, à l?instar de Socota Textile Mills (STM), choisissent un lieu que les employés ne peuvent généralement pas se permettre. STM conviera donc ses 475 employés et leurs conjoints le 29 décembre au Domaine du Yémen. Elle ?mettra le paquet? pour que la fête soit ?grandiose? et ?mémorable?, pour reprendre les propos de Rama Narayya, human resource manager de STM.

Les 14 meilleurs employés des différents départements de STM, tissage et autres, seront récompensés, ainsi que les gagnants des compétitions sportives organisées par l?entreprise pendant l?année.

A STM, ce sera la détente au rythme du carnaval brésilien et de la salsa. L?animation a été confiée à un D.J. La cadence de Hollywood, Bollywood et du séga mauricien seront de la partie. ?C?est l?occasion de remercier les travailleurs qui ont donné leur maximum pendant toute l?année pour faire avancer l?entreprise et atteindre les objectifs fixés, malgré les difficultés que connaît le secteur textile.?

Parfois, vu que les employés opèrent dans différentes parties du pays, à l?instar du Star Knitwear, il n?est pas facile de les réunir tous le même jour en un seul lieu. Les opérateurs, machinistes et superviseurs et autres employés auront leur fête le 30 décembre dans les trois unités du groupe, à Rivière-du-Rempart, Flacq et Coromandel.

?Ce type de rencontre raffermit les liens au sein de l?entreprise. Il n?y a pas de hiérarchie. On est tous à la même table. Tout est planifié afin que les opérations ne soient pas perturbées, d?autant qu?une des unités du groupe Star Knitwear opère 24 heures sur 24?, dit RadaKownden, directeur des ressources humaines du groupe Star Knitwear.

Talents cachés

La Compagnie mauricienne de textile (CMT) compte tenir sa fête de fin d?année au siège de la compagnie à Ph?nix. Les préparatifs sont en train d?être finalisés. ?Nous ferons appel à des talents hors de l?entreprise et à des talents internes. Nous comptons près de 7 000 employés. Certains peuvent sûrement briller par leurs talents?, confie une responsable des ressources humaines au sein de cette entreprise.

Plusieurs compagnies ont déjà tenu leur fête de fin d?année. Notamment Emtel à son siège à Rose-Hill, Air Mauritius, au centre de conférences Swami Vivekananda au Domaine Les Pailles, la State Bank of Mauritius au Coco Beach et la Mauritius Commercial Bank à son siège social à Curepipe. Deux hôtels du Nord, Le Mauricia et Le Canonnier, ont aussi choisi le centre de conférences Swami Vivekananda.

La Barclays Bank a avancé sa fête en raison du départ du managing director, Kamal Taposeea, pour congés outre-mer. Le personnel était convié à un ?Family Day? à la fin de novembre au Waterpark à Belle-Mare.

ASSIDUITE

L?ouvrier mauricien s?absente moins

Les fermetures d?usines ont entraîné un changement d?attitude au travail dans l?industrie locale. Les ouvriers sont de moins en moins enclins à s?absenter en cette fin de décembre. Avis partagé par la présidence de la Mauritius Employers? Federation (MEF) et de la Mauritius Export Processing Zone Association (MEPZA). ?Dans l?entreprise, compétitivité et performance priment. Les employés prennent conscience maintenant qu?ils n?ont pas un travail pour la vie. Ils écoutent et analysent ce qui se passe autour d?eux. Un proche a peut-être perdu son job à la suite de la fermeture d?une entreprise. Dans le secteur privé, il y a une prise de conscience?, explique le président de la MEF, Gérard Garrioch. Même son de cloche chez les usines de textile. Ahmed Parkar, directeur de Star Knitwear et président de la MEPZA, compare le contexte actuel à celui prévalant auparavant : ?Il y a cinq ans, vers le 10 décembre, c?était la catastrophe. Ces deux dernières années, nous avons constaté une amélioration. Aujourd?hui, il s?agit de protéger son emploi. Auparavant, l?employé s?absentait un ou deux jours avant et après une fête, voire toute la semaine. Or, une célébration ne dure qu?une journée. Les employés l?ont compris, d?autant qu?ils seront en vacances pendant la première semaine de 2006. D?ailleurs, en cette période festive, le travailleur espère engranger le maximum d?argent pour les fêtes, sous forme de boni de fin d?année, de présence ou de performance. Précédemment, les mères de famille travaillant dans la zone franche optaient pour du shopping en jour de semaine, accompagnées de leurs enfants. Le mois de décembre est faste pour les entreprises.? Gérard Garrioch, également directeur chez Cernol, souligne : ?La production a doublé. C?est au cours de cette période que les entreprises locales réalisent leur chiffre d?affaires. Chez Cernol, la livraison se fait jusqu?à fort tard. De fait, j?estime que les célébrations ne vont démarrer qu?à partir du 30 décembre?.

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