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Une solution pour la répartition dans les neuf collèges nationaux

17 janvier 2006, 20:00

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Il y a six jours, le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, annonçait officiellement la nouvelle formule d?admission en Form I pour les neuf collèges nationaux. Si les modalités ne sont pas encore toutes au point, il ressort que des techniciens du ministère ainsi que le Mauritius Examinations Syndicate (MES) travaillent toujours sur certaines zones d?ombre. Ils auraient même trouvé une solution adéquate.

Au lieu de classifier les élèves selon le rang, la formule tiendrait en compte des ?ranges of marks?. ?Ainsi, le ranking ne sera pas nécessaire, indique un technicien du ministère de l?Education. Un logiciel informatique au MES permettra de calculer un palier et un plafond de points pour chaque collège d?après les résultats du CPE.?

Lors de sa conférence de presse jeudi dernier, le ministre Gokhool n?a pu donner des éclaircissements sur plusieurs points du fait, semble-t-il, qu?ils pas n?avaient pas encore été finalisés. Parmi tout ce flou, il y avait la répartition des meilleurs performers en quatre matières aux examens du Certificate of Primary Education (CPE) entre les neuf collèges nationaux.

La complexité du problème, c?est que le gouvernement veut à tout prix avoir recours à une forme de ranking pour accommoder les 1 260 places dans ses neuf établissements d?élite. Cela pour des raisons évidentes. Puisque le A+ (plus de 90 points dans un sujet) introduit dans le système de grading, ne permet pas d?établir quel élève ira à quel établissement national, il fallait trouver un mode plus pointu pour faire cette sélection.

Les établissements les plus demandés, à l?instar du Queen-Elizabeth College (QEC) et du Royal College de Curepipe, admettraient donc des étudiants dont les points se situeraient entre, par exemple, 97 et 100 points. L?échelle des points pourra être établie avec précision une fois les résultats du CPE connus. Comme chacun des neuf collèges nationaux admettra 140 étudiants, ce mode permet de déterminer avec exactitude quels étudiants seront compris dans ce nombre de 140, évitant ainsi au MES d?avoir recours à un ranking dans le sens strict du terme.

Manque de transparence

?Si cette formule est retenue, nous tiendrons aussi le choix des parents en compte. Un élève ayant suffisamment de points pour obtenir une place au QEC, mais dont les parents choisssent, par exemple, le Maurice-Curé SSS pour des raisons qui leur sont propres, sera admis dans ce dernier établissement?, ajoute le technicien.

Si cela permettrait d?éviter de faire une hiérarchisation entre ces neufs collèges, il reste que ce mode comporte quelques inconvénients. Pour pouvoir l?appliquer, le MES devra, outre les grades, s?appliquer sur les points de chaque élève mais pas dans la transparence. Car selon les regulations du MES, l?institution n?a légalement pas le droit de révéler les points des étudiants. Les parents devront donc faire confiance au MES dans cet exercice sauf si le ministère décide d?amender ces règlements. Pour l?instant, il n?y a cependant aucun signe qu?il emprunte cette voie-là.

Le grand avantage de cette formule, c?est qu?il permet au gouvernement d?affirmer que le ranking ne sera pas appliqué comme elle l?était pour l?admission en Form I jusqu?à son abolition en 2002. Même si elle y ressemble grandement. Les détails du nouveau mode d?admission seront communiqués par le MES d?ici quelques jours au ministère.

L?autre flou de la formule Gokhool concernait l?éventualité d?un surplus d?élèves qualifiés pour les 1 260 places. Que faire si 1 600 enfants obtiennent 4 A+ au CPE alors qu?il n?y a que 1 260 places ? ?Il est très peu probable que cette éventualité se présente. Selon les simulations que nous avons faites, c?est même quasi-exclu?, assure-t-on au MES. Puisque ce dernier va établir des ?ranges of marks?, il pourra ainsi départager le 1 260e du 1 300e, par exemple.?De toute façon, s?il y a quelques enfants qui se trouvent dans de tels cas, il sera possible de leur trouver de la place dans les collèges nationaux?, souligne-t-on au niveau des autorités concernées.

?Eventualité improbable?

Lors de sa conférence de presse la semaine dernière, Dharam Gokhool a également indiqué qu?une telle éventualité serait très improbable. Quant à celle où il n?y aurait pas assez d?élèves avec 4 A+ pour remplir le nombre de places disponibles dans les neuf collèges nationaux, elle n?existe pas selon les simulations faites par le MES. Il s?avère que le ministre de l?Education présenterait ?incessamment? des clarifications sur ces points précis.

Les neuf établissements qui admettront sur une base nationale en 2007 sont le Queen Elizabeth College, les deux collèges Royal (Curepipe et Port-Louis), Droopnath Ramphul SSS, John Kennedy College, Mahatma Gandhi Institute, le Gaëtan-Raynal SSS, Sookdeo Bissoondoyal SSS et Maurice Curé SSS.

LE COMPTE EST BON

Espèces sonnantes et trébuchantes

■ Les prix varient largement dépendant du sujet et de la classe. Et surtout de l?évaluation personnelle de l?enseignant, de la valeur de ses services. Cela va du raisonnable, soit Rs 150 pour une heure de français par semaine en ?Form V?. Il y a aussi la formule du fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères qui donne des leçons après les heures de bureau, à Rs 250 l?heure, que ce soit en ?Form III? ou en ?Lower?. Pour les parents, le cumul des leçons pèse lourd dans le budget familial. Exemple pour ceux d?Ashil, en ?Form V? au ?SSS Rabindranath-Tagore?, la facture mensuelle est de Rs 250 pour le cours de chimie, Rs 200 pour la biologie, Rs 225 pour l?anglais et Rs 200 pour le français. Un total de Rs 875 sans compter les frais de transport.Comme les ?star schools?, il existe des profs star. Ils monnayent leurs compétences aux alentours de Rs 400 à Rs 500 l?heure de cours à raison d?une à deux fois la semaine. Avec une trentaine d?élèves par session et en comptant quatre groupes par semaine, c?est une manne substantielle non négligeable.

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