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Une malade espagnole obtient officiellement le droit de mourir

3 mars 2007, 00:00

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Une Espagnole atteinte de dystrophie musculaire a obtenu avant-hier officiellement le droit de mourir qu?elle réclamait depuis des années, après une décision du gouvernement régional d?Andalousie (sud), qui a autorisé le débranchement de son assistance respiratoire.

Cette assistance respiratoire maintient en vie Inmaculada Echevarria, 51 ans, prostrée sur son lit dans un hôpital de Grenade (sud) depuis neuf ans.

Les responsables andalous ont suivi les avis formulés par le Conseil consultatif et le Comité régional d?éthique, qui considèrent que la requête de la malade se fonde sur le «refus de traitement», un droit reconnu par la loi espagnole qui interdit en revanche l?euthanasie.

Souffrant depuis l?enfance de dystrophie musculaire, Inmaculada Echevarria qui est aujourd?hui presque entièrement paralysée, avait relancé en novembre le débat sur l?interdiction de l?euthanasie en Espagne en plaidant face aux médias pour «une mort digne et sans douleur». «J?en ai marre de vivre comme ça et de dépendre de tout le monde, je veux une injection qui me paralyse le coeur», avait-elle alors déclaré. «Ce n?est pas juste de vivre comme ça, ma vie n?est que solitude, vide et oppression, je n?accepte pas que des moyens (artificiels) me maintiennent en vie», avait-elle ajouté.

L?association espagnole «Droit à mourir dignement», qui soutient Inmaculada, a salué la décision du gouvernement andalou, la qualifiant de «courageuse» et espérant qu?elle puisse «servir de précédent pour d?autres cas similaires».

«On a déjà retrouvé des malades débranchés en Espagne mais c?est la première fois que l?un d?eux réclame l?application de ce droit à voix haute», a déclaré une représentante de cette association, Aurora Bau.

Mme Bau a dénoncé l?attitude de l?Eglise catholique qui tente, selon elle, d?assimiler à l?euthanasie le refus de soins prévu par la loi espagnole. Le cardinal archevêque de Séville (sud), Carlos Amigo, a réagi à la décision des autorités andalouses en se déclarant «opposé à tout type de peine de mort, qu?elle soit légale ou autoa-dministrée». Les socialistes au pouvoir avaient prévu dans leur programme électoral de 2004 de créer une commission parlementaire sur l?euthanasie, qui n?a pas vu le jour.

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