Publicité
Manière de voir
Faut-il avoir peur que l’IA prenne le dessus sur l’humanité ?
Par
Partager cet article
Manière de voir
Faut-il avoir peur que l’IA prenne le dessus sur l’humanité ?
Le monde entier salue l’arrivée de la miraculeuse intelligence artificielle (IA). Déjà, certaines entreprises locales l’utilisent pour améliorer la rapidité, la productivité, les calculs. L’IA think tank étudie les perspectives. Le monde entier s’apprête à tourner une nouvelle page dans le domaine technologique au 21ᵉ siècle. Mais des voix de chercheurs dissidents ayant travaillé sur OpenAI s’élèvent contre cet engouement excessif qui, à leur avis, peut être dangereux. L’un d’eux s’exclame même : «L’IA pourrait nous tuer d’ici la fin de la décennie.» Ça fout la trouille.
Sans jouer à l’avocat du diable, il semblerait bien qu’il faille nouer un pacte avec le diable si l’on ne veut pas que le robot dépasse l’homme. Même les termes mesurés ne suffiront pas pour tempérer ceux qui s’élèvent contre le développement accéléré de l’IA.
⚫ Maître du monde ?
Celui qui dominera l’IA et la robotique dominera le 21ᵉ siècle. Tout comme au 15e siècle, l’invention de l’imprimerie a permis à l’homme de lire, écrire, prendre la parole et jouir de la liberté d’expression.
Cela coûte très cher de développer l’IA à outrance. Les investissements engagés sont énormes. Les États-Unis décident d’investir mille milliards de dollars par an. Ils disposeront ainsi d’au moins de 75 % de la puissance de l’IA via de gigantesques data centres. La Chine mise pour sa part 300 à 400 milliards de dollars, ce qui lui procurera 15 % de cette puissance, et l’Europe 30 milliards.
Les pays qui prennent du retard vont devoir décrocher, subissant ainsi une dépendance coloniale issue des data centres. Quand on utilise l’IA, on doit aussi penser que les réponses ultra-rapides proviennent donc à 75 % des data centres américains.
Dans ces mêmes colonnes, nous avions déjà résumé comment ces data centres sont approvisionnés en informations. Des dizaines de milliers de personnes recrutées dans les pays du sud travaillent d’arrache-pied pour les alimenter et les bourrer par conséquent de renseignements capables d’assurer des services immédiats dans tous les domaines. C’est miraculeux. Nous nous réjouissons de cette avancée technologique qui va bouleverser le monde.
Un exemple en Chine. Vous vous rendez dans un hôpital moderne pour un diagnostic et des soins. Vous pénétrez dans une sorte de cabine téléphonique ou des appareils ultraperfectionnés vous «scannent». Sans bouger et au bout de quelques très courts instants, vous recueillez le diagnostic, la liste de spécialistes à consulter et même des médicaments qui pourraient être prescrits. Au Japon, des robots dotés de l’IA remplacent graduellement les chauffeurs de taxi ou, mieux encore, le personnel qui s’occupe des personnes âgées dans des hospices. L’IA, plus la robotique, fait des merveilles.
⚫ Sonnette d’alarme
Même un pays puissant comme la Chine réclame qu’on freine le développement de l’IA. Elle émet des avertissements détaillés. Pour le bien de l’humanité, ne faudrait-il pas qu’un mécanisme permettant ce ralentissement soit trouvé et assuré par une coordination internationale ? En termes simples, l’humanité ne peut pas devenir le vassal des algorithmes, c’està-dire d’une suite d’instructions et d’opérations à suivre dans un ordre précis pour résoudre un problème ou obtenir un résultat.
Revenons sur terre pour imaginer ce qui se passerait si on ne ralentissait pas l’IA. Contrairement à la Chine, Donald Trump s’est violemment opposé à tout ralentissement. Il le qualifie de hoax (canular), comme il l’a déjà fait obstinément en niant le phénomène du changement climatique et ses conséquences. Il relance même l’industrie du charbon, l’une des principales causes de la pollution sur la planète. Il ne croit pas à des mesures de sécurité et encore moins à un endgame.
Imaginons ce qui pourrait se passer dans le domaine des métiers et du travail. Aux ÉtatsUnis, même des juristes des deux grands partis politiques s’élèvent contre ce danger où les robots dotés de l’IA «will be taking over». Nous pourrions dans un proche avenir assister à des pertes d’emplois massifs dans beaucoup de domaines : fonctionnaires effectuant un travail répétitif, journalistes, ingénieurs, mathématiciens, traducteurs... La liste est longue.
Faudrait-il refaire la formation de tout ce monde actuellement actif ? On laisse entendre que le risque ne s’élèverait qu’à 10 %,donc faible. Mais qu’en sera-t-il pour les générations à venir quand il ne faudra même pas de personnel pour cueillir des fruits ? Ajoutons à cette perspective que le chatbot pourra contrôler toutes les conversations... Adieu Moustass !
⚫ Se passer de l’homme ?
Suivons la pensée de certains chercheurs spécialistes de l’IA qui, eux aussi, s’inquiètent si l’on ne ralentit pas ce train lancé à toute vitesse sans frein. Leur raisonnement se tient et donne des frissons. L’IA devenue plus performante pourrait procéder ellemême à la conception d’un modèle encore plus puissant, entraînant une accélération difficile à maîtriser. Même l’avocat du diable n’y aurait pas pensé.
Du calme, puisqu’on nous rassure en mettant en avant le fait que ce robot doté de l’IA, rendu plus performant, ne possèderait jamais une conscience, c’est-à-dire qu’il ne fera aucune différence entre le bien et le mal. L’homme garderait les commandes comme il garde le doigt sur le bouton rouge qui déclencherait une guerre nucléaire. Est-ce vraiment rassurant dans un avenir si proche ?
L’Histoire nous prouve que l’on ne peut pas toujours compter sur la sagesse de l’homme. Poussons ce raisonnement à l’extrême. Et si un psychopathe arrivait à la tête d’une grande puissance ? C’est déjà arrivé dans l’histoire, même contemporaine. Un psychopathe se caractérise par une absence d’empathie affective, un manque de remords et affiche des comportements manipulateurs. Pas besoin d’un dessin pour que des exemples envahissent nos cerveaux. Des noms qui représentaient parfois l’Élite.
L’IA ne peut être bannie. Elle a permis de faire des progrès dans le domaine de la santé ou encore dans celui des conflits en permettant d’éliminer un certain nombre de djihadistes. Bien qu’adversaires, Donald Trump et Xi Jinping ont fini par admettre le danger que représente une superintelligence incontrôlable, susceptible d’anéantir l’humanité. Des agents robotisés sans supervision humaine représentent une préoccupation alarmante pour les deux grandes puissances. D’où le projet de ralentissement coordonné des travaux de pointe.
Taye raze!
Publicité
Publicité
Les plus récents