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Une fête gâchée

10 février 2006, 20:00

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Les Assises du tourisme auraient pu avoir été la plus belle fête du tourisme mauricien de ces dernières années. Le taux de fréquentation, la diversité des secteurs représentés, le niveau des interventions, la passion dégagée par les intervenants, les idées énoncées, bref, elles avaient atteint leur but. C?était sans compter avec ce qui est a priori un «problème technique», la regrettable panne électrique qui a duré une bonne heure et plongé tout le monde dans le noir, puis dans le doute.

Passé les premières chaleurs (des salles totalement obscures sans climatisation), le doute a fait place finalement et à l?indignation. Comment peut-on prétendre atteindre le statut de meilleure destination touristique au monde si l?on n?est pas capable d?assurer un service minimal pour le bon déroulement d?une manifestation qui réunit le gratin du tourisme mauricien (local et étranger) ? Il s?agit donc de balayer devant notre propre porte, à commencer par celle du centre Vivekananda, le soi-disant fleuron de nos infrastructures événementielles.

Ce fâcheux contre-temps a gâché la fête du tourisme. C?est comme la sono qui tombe en panne en plein milieu de la noce. Cela laisse inévitablement un arrière-goût, même si le champagne servi est du Moët et Chandon. Ce qui n?était évidemment pas le cas à Pailles?

Aujourd?hui, il s?agit non seulement de situer les responsabilités d?un tel fiasco, mais surtout de s?assurer que cela ne se reproduise plus. Pour le professionnalisme de son hébergement et la qualité de son accueil, Maurice est l?une des meilleures destinations au monde. Mais pour les prestations offertes un peu partout dans la destination, et surtout au centre Vivekananda, les 9 et 10 février, l?île joue encore dans la division des amateurs. Pourtant, le centre peut être un joyau. Il l?a prouvé lors de la conférence des petits États insulaires, en janvier 2005.

La direction du centre de conférences, le ministère du Tourisme et la MTPA doivent chacun, à leur niveau, assumer la responsabilité de la fête gâchée. Il faut donc, sur ce coup-là, plus que sur tous les autres thèmes soulevés lors des différents ateliers de travail, secouer l?arbre et éviter de jouer au petit jeu traditionnel du «pamwasalisa». Cela pourrait être, finalement, le principal enseignement de ces Assises du tourisme 2006?

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