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Une formule pour « réconcilier »
Sont-ils condamnés à travailler ensemble ? Le Mouvement militant mauricien (MMM) et l?autre composante de l?opposition n?ont pas abandonné tout espoir de se donner la main à nouveau. L?objectif déclaré étant de faire partir le gouvernement par la voie démocratique.
Le leader du MMM, Paul Bérenger, celui par qui la cassure de cette alliance est arrivée après les élections municipales d?octobre 2006, a déclaré lors de l?anniversaire des 25 ans d?engagement politique d?Alan Ganoo, que, si d?office, il se ne présentait pas comme le futur Premier ministre d?un gouvernement MMM, l?autre choix serait, en effet, Alan Ganoo.
« Le MMM se prépare à aller seul aux élections avec son leader ou tout autre dirigeant du MMM comme Premier ministre », déclare Rajesh Bhagwan, le secrétaire général du parti. Toutefois, la déclaration de Bérenger pourrait donner lieu à des man?uvres politiques au sein des forces de l?opposition. Alan Ganoo entretient d?excellentes relations avec les membres de l?autre parti de l?opposition et pourrait être un candidat de compromis. Toutefois, au MMM, on estime « qu?on n?en est pas encore là ».
Si pour certains, il s?agit de situer la déclaration de Bérenger, dans un souci d?ouverture en présentant un fidèle du parti et qui a donné des gages de constance politique, le leader du MMM ne compte pas brusquer les choses et préfère se concentrer sur la consolidation du parti.
« L?ambiance n?est pas au beau fixe »
Au niveau du Parlement, le walkout des membres de l?opposition suite aux commentaires de Shakeel Mohamed, ? une conversation privée dont le contenu aurait été évoqué au sein de l?hémicycle ayant trait à la sécurité publique et qui aurait provoqué le courroux de l?opposition ? a permis au bloc de l?opposition de faire preuve d?unité contre le gouvernement.
« We will have to go extra miles, si on veut aboutir à quelque chose de concret », déclare un haut dirigeant de l?autre composante de l?opposition. Il estime, pour sa part, qu?il y a des signes à l?effet que la situation pourrait évoluer, car ce sera la rue qui « nous poussera à nous entendre ».
Quid du rôle de l?équipe d?Ashock Jugnauth ? Où se situe l?Union nationale (UN) dans ce puzzle ? Pour Ashock Jugnauth, cette question d?alliance sera tranchée en temps et lieu, car pour lui, le travail sur le terrain demeure sa priorité. « Quand j?entends ce que la masse des travailleurs dit sur ce gouvernement,je suis persuadé que ses jours sont comptés. D?autre part, la situation au sein du gouvernement ne cesse de se détériorer. Quand vous entendez ce que certains backbenchers disent sur certains ministres, vous comprenez que l?ambiance n?est pas au beau fixe. »
<B>Un front patriotique comme option de ralliement</B>
Si le leader de l?UN est très critique à l?égard du gouvernement, la question de leadership au sein de cette alliance politique est secondaire, car à son avis, il y a suffisamment d?éléments au sein de l?opposition, surtout au MMM, pour occuper des postes de responsabilités. Selon lui, à part Paul Bérenger, d?autres éléments, notamment Alan Ganoo ou Jayen Cuttarree, peuvent aussi bien assumer de hautes responsabilités.
Alors pourquoi Ashock Jugnauth aurait, lors d?une réunion politique, envisagé de quitter la scène politique si le gouvernement actuel revenait au pouvoir en 2010 ? Le leader de l?UN estime selon lui, qu?après la mauvaise gestion des rouges et leurs alliés, et alors que le coût de la vie ne cesse d?augmenter, la population, dans sa sagesse, ne devrait pas reconduire ce gouvernement aux affaires.
Et s?il devait rester sur la touche dans le cadre d?une alliance des forces de l?opposition. Cette perspective n?est pas envisageable selon Ashock Jugnauth, au vu des relations qu?il entretient avec Paul Bérenger. Quant à la formule accommodant l?UN, un dirigeant de la composante majoritaire au sein de l?Assemblée nationale déclare : « Toute formule d?alliance sera discutée au niveau des états- majors politiques et comme cela s?est passé en 2000 et 2005, il y a des accommodements pour les partis qui se joignent aux grands blocs politiques. En l?occurrence comme cela s?est passé avec l?arrivée des Verts Fraternels et du Mouvement républicain dans le cadre de l?alliance en 2000 et l?intégration du PMSD en 2000 et 2005. »
Un autre dirigeant du MMM, estime, lui, que l?émergence d?un grand front patriotique serait une des options d?un ralliement des forces de l?opposition afin d?en découdre avec le gouvernement.
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