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Un peu de bon sens SVP !

11 novembre 2007, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Qu?importe qui a tort ou raison dans l?éternel conflit qui oppose dirigeants de clubs de natation depuis plus d?une année, la chose la plus importante est le bien-être des nageurs. Cela, nous le disons depuis le début des tiraillements qui minent la natation mauricienne.

Nous sommes arrivés à une situation où il n?y a pas de compétition et où un comité ad hoc tente timidement et impuissamment d?organiser des élections depuis six mois pour, selon les dires mêmes de son président, Michel Kwon, ?rendre la fédération à la fédération?.

En deux fois ledit comité a arrêté des dates pour les élections, en vain. La faute à cette grosse faille dans les by laws de la Fédération mauricienne de natation (FMN) qui ne sont pas en conformité avec le Sports Act. Ce qui permet à tout un chacun de contourner les règlements et de défier l?autorité.

Comment expliquer sinon que les récentes recommandations de la Fédération internationale de natation (FINA) n?ont rien changé à la situation ?

Ce n?est qu?à Maurice qu?on peut prendre à la légère un rapport rédigé par l?instance suprême d?une discipline sportive. Finalement, à quoi a servi le rapport de la FINA ? A quoi a servi le déplacement de l?émissaire sud-africain Sam Ramsamy, de surcroît vice-président de la FINA, pour que les recommandations de cette instance ne servent pas à grand-chose au final ?

Depuis la réception du rapport de la FINA, signé du président Mustapha Larfaoui, rien n?a changé. Le comité ad hoc s?était empressé d?annoncer les dates du 24 novembre et 1er décembre pour les élections régionales et fédérale respectivement.

Entre-temps, il s?avère que les recommandations 2 et 5 du fameux rapport prêtent à confusion. La première concerne les 13 clubs qui avaient demandé une affiliation et on se demande toujours s?ils s?ont éligibles ou pas pour les élections, et la seconde concerne Richard Meeterjoye, qui avait été destitué comme président en 2006. Personne ne sait quelle interprétation donnée à cette fameuse 5e recommandation qui se lit comme suit : ?Any person who has been removed from office in 2006 be disqualified to stand for election of the Management Committee.?

S?agit-il de Richard Meeterjoye, que, semble-t-il, vise la FINA ? Michel Kwon avait déclaré tout de go que oui alors que le principal concerné a toujours dit qu?il n?est nullement concerné et qu?il sera candidat.

Le rapport a été rendu public par Sylvio Tang, ministre de la Jeunesse et des Sports, le 17 octobre dernier. Cela fera bientôt un mois donc et personne n?a encore pu obtenir de la FINA des précisions au sujet de ces deux recommandations.

Soit la natation à l?île Maurice n?est pas une priorité pour la FINA, soit personne n?a jugé utile de lui demander des éclaircissements aussitôt que ces problèmes ont surgi. Ce qui est inquiétant dans les deux cas.

Depuis la démission de cinq membres de la FMN cette année, en l?occurrence George Wong, Medgée St Louis, Sydney Sénézan, Bruno Bhugon et Aline Kong Pak Wing, les choses étaient pourtant claires et simples.

Le comité ad hoc était tenu (i) d?organiser les élections au plus vite et (ii) prendre en charge l?organisation des compétitions. Les membres du comité devraient se poser la simple question de savoir s?ils ont respecté ces deux engagements.

A l?express, nous avons été clair dès le début : il n?était pas impératif de faire venir Sam Ramsamy et d?avoir recours à la FINA pour savoir dans quelles conditions organiser ces élections.

Il fallait simplement composer avec les clubs existants, élire un nouveau comité exécutif, qui à son tour se serait penché sur la demande des 13 clubs. C?était la solution la plus simple.

Elle n?aurait pas plu à tout le monde, surtout ceux qui sont pressés d?arriver aux affaires, mais au moins on aurait pris une décision et on ne serait pas dans le flou dans lequel on se trouve actuellement.

Tout le monde vient dire aujourd?hui que ce sont les nageurs qui sont les grands perdants des querelles interminables. Ce qui n?est pas faux. Mais il faudra aussi que chacun fasse son mea culpa.

Depuis plus d?une année donc, le bon sens n?a pas prévalu?

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