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Entretien avec...

Monique Brown : «L’initiative ‘Sponsor a Child’ sera bientôt en ligne... chaque soutien compte»

1 septembre 2026, 20:00

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Monique Brown : «L’initiative ‘Sponsor a Child’ sera bientôt en ligne... chaque soutien compte»

Monique Brown au centre des enfants, pendant un cours de pâtisserie durant les dernières vacances scolaires.

Retournée à Maurice avec la volonté de contribuer au développement de son pays, Monique Brown a pris la direction de l’association Anges du Soleil au mois d’avril. Ses priorités : trouver des financements pour acquérir un minibus et assurer la scolarité d’enfants issus de familles vulnérables de la côte Ouest au sein d’établissements privés, notamment grâce à une collaboration avec SmallStepMatters.org.

Qu’est-ce qui vous a motivée à vous engager dans le secteur social ?

J’ai quitté le pays en 1974 quand j’étais enfant, pour partir en Belgique avec mes parents. Je crois que l’on retourne toujours à ses sources, à ses racines. J’ai toujours su qu’un jour, je voudrais revenir à Maurice et mettre les compétences acquises au fil de mes expériences professionnelles au service de mon pays. J’ai principalement fait carrière en tant que directrice du Business Development, mais j’ai aussi eu la chance d’enseigner pendant quelques années. Œuvrer dans le domaine de l’éducation m’est donc venu naturellement.

J’ai poussé la porte de cette organisation non gouvernementale (ONG) en janvier 2026, simplement pour voir comment je pouvais l’aider. On m’a proposé de m’investir dans des missions correspondant à mes compétences, comme l’élaboration d’un budget prévisionnel et la recherche de financement. Et comme la manager précédente quittait Maurice, la question de prendre la relève s’est très rapidement posée.

Depuis, je suis plongée dans une réalité de terrain que je n’imaginais même pas. J’avais l’impression de connaître Tamarin, par exemple, mais tant qu’on n’est pas confronté aux difficultés que vivent certaines familles au quotidien, on ne mesure pas l’ampleur de leur vulnérabilité. Et face à ces besoins, l’ONG tourne avec très peu de personnes. Je salue les bénévoles et les stagiaires qui mettent leur énergie et leurs compétences au service des enfants. C’est grâce à cette solidarité que l’ONG tourne à plein régime et que les mamans gardent le sourire malgré l’adversité. Dès ma prise de fonction, le principal challenge a été la levée de fonds. De cette mission essentielle dépend l’avenir direct de 41 enfants et la poursuite de leur scolarité dans des établissements privés.

Pourquoi le choix de cet axe particulier d’intervention ?

L’ONG scolarise des enfants dans des écoles privées depuis 2014, car dans l’absolu chaque enfant devrait avoir droit à une éducation de qualité. Je suis convaincue qu’une éducation holistique peut leur permettre d’évoluer dans un autre environnement dans les années à venir. Il est essentiel que nous entretenions cet espoir et que nous lui donnions les moyens de devenir une réalité concrète. Les deux premiers enfants soutenus sont aujourd’hui au Lycée Labourdonnais. Nous devons construire avec eux leur plan d’avenir et déjà envisager le financement de leurs études supérieures.

Quelles sont les difficultés auxquelles l’ONG a été confrontée au fil des années ?

L’idée est belle mais la recette n’est pas magique ! Mettre un enfant dans une école privée ne suffit pas, c’est toute une famille avec qui il faut travailler et nouer des partenariats avec les écoles pour assurer un suivi au cas par cas. Quel que soit l’âge auquel les enfants rejoignent l’ONG, beaucoup ne savent pas lire.

Notre priorité, c’est qu’ils sachent tous lire avant juin 2027, ce qui va nous demander des moyens supplémentaires en ressources humaines pour faire notamment des sessions individuelles. Si des volontaires souhaitent nous rejoindre, qu’ils n’hésitent pas ! Et encore mieux s’il s’agit d’enseignants retraités. J’essaie également de travailler dans la continuité avec l’équipe, tout en apportant une nouvelle impulsion pour le travail en réseau, par exemple avec Le Pont du Tamarinier et pourquoi pas Caritas. L’objectif est de rassembler nos forces et nos compétences afin d’apporter le meilleur accompagnement possible aux familles.

Le défi reste l’engagement des parents, au départ ils sont demandeurs de nos services et engagés dans nos programmes, mais dans la pratique, ils peuvent être confrontés à leurs propres difficultés au fil du temps. Par exemple, comment une mère célibataire qui cumule trois jobs peut-elle accompagner son enfant au centre pour le soutien scolaire et venir le rechercher ? Nous devons donc aussi trouver des solutions pour faciliter les déplacements des enfants et garantir leur sécurité. La sécurité est également au cœur de mes priorités.

D’où le projet de minibus ?

Oui, les transports scolaires représentent un budget important pour l’ONG. À cela s’ajoutent les déplacements vers les activités sportives ou culturelles. Par ailleurs, je remercie SPARC, qui offre à 16 enfants des cours de natation, à Cascavelle. Les sorties sont également primordiales pour les jeunes. Certains ne connaissent ni Port-Louis, ni le Morne ! Nous voulons les encourager à aller à la rencontre de la culture mauricienne, à appréhender la géographie autrement… Quand un enfant a les yeux qui pétillent, il prend goût par lui-même à l’apprentissage, il vient plus régulièrement au centre… Nous cherchons à la fois à offrir une éducation et à encourager leur ouverture d’esprit.

Je tiens à exprimer notre profonde gratitude et nos plus sincères remerciements à la compagnie Sedeco, pour sa contribution exceptionnelle d’un million de roupies pour l’acquisition d’un minibus. Ce geste témoigne d’un véritable engagement à nos côtés. Le reste fait l’objet d’une campagne lancée sur www.smallstepmatters.org. J’espère que des compagnies et des citoyens répondront à notre appel, y compris sous forme de contributions CSR.

Pour les frais de scolarité, l’ONG est soutenue par des parrains individuels, mais pas pour tous les enfants ?

Effectivement. Par exemple, nous recherchons actuellement des fonds pour 13 élèves scolarisés à l’école Alphonse Daudet de Palma. D’où l’initiative Sponsor a child qui sera mise en ligne sur www.smallstepmatters.org prochainement. Chaque soutien compte ! Pouvoir sponsoriser la scolarité d’un enfant pendant un mois ou un an est un pas considérable, mais chaque roupie compte quel que soit le montant pour nous permettre d’atteindre le total de notre cagnotte en ligne. Bien entendu, pour les donateurs qui pourront s’engager sur l’année, ils recevront des nouvelles ponctuelles de l’enfant, ainsi que ses bulletins de notes. Au-delà de l’aspect financier, je souligne que les liens que nous cherchons à créer sont fondamentaux. Donner de l’attention à un enfant, l’encourager, même à distance, est une forme de soutien supplémentaire dans ses études.

J’encourage également les Mauriciens de la diaspora à faire ce pas de contribuer à l’éducation d’un enfant. Si on me l’avait proposé à l’époque depuis la Belgique, je n’aurais pas hésité ! Pour soutenir ce projet : [email protected] ou WhatsApp : +230 5714 8485

Ensemble pour faire briller 13 élèves dans leurs études !

À Maurice, de nombreux enfants issus de familles vivant dans la précarité possèdent le potentiel, la motivation et le désir de réussir mais se heurtent à un obstacle majeur : l’accès à l’éducation de qualité. Comment soutenir les enfants des Anges du Soleil et participer à financer leurs frais de scolarité dans des établissements privés, leurs uniformes et leur accompagnement structuré au sein de l’ONG ?

• Avec une donation par Juice : SmallStepMatters est accessible facilement via Pay a Merchant.

• Numéro de compte MCB - SmallStepMatters : 000444289887.

• Numéro de compte IBAN pour les donations depuis l’étranger : MU59MCBL0944000444289887000

• Pour les contributions CSR, contact : [email protected] Merci par avance pour tout don ou contribution CSR, avec comme référence : Anges.

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