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Un espace universitaire européen de référence

16 mars 2004, 20:00

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<B>DEPUIS </B> la fin des années 90, des réformes visant à améliorer de manière durable la mobilité internationale des étudiants et professeurs des différents pays européens étaient en cours. Il n?y avait pas de raison qu?un seul référent culturel de formation ? le référent américain ? s?impose à l?échelle mondiale ! La diversité culturelle si importante et attractive en Europe devait s?exprimer et il était donc devenu nécessaire de construire un espace de référence européen en commençant par harmoniser les différents systèmes d?enseignement supérieur : français, britannique, allemand, italien etc.

Lors de la conférence de Bologne (19 juin 1999), les ministres de l?éducation de 29 pays européens se sont engagés à atteindre d?ici 2010 les objectifs suivants :

  • adopter un système de reconnaissance rendant les diplômes universitaires plus transparents et lisibles;

  • mettre en place des cursus universitaires fondés notamment sur un premier cycle de trois ans;

  • introduire un système de crédits;

  • promouvoir la mobilité des étudiants, des chercheurs ainsi que du personnel administratif;

  • développer des instruments communs permettant d?évaluer la qualité des enseignements;

  • accroître la dimension européenne du contenu des cursus universitaires.

<B> L?université française en pleine mutation</B>

A la rentrée universitaire de septembre 2004 les universités françaises commenceront à appliquer la réforme dite LMD : Licence-Master-Doctorat.

Jusqu?à présent, l?université française connaissait une organisation originale de ses cursus mais décalée par rapport aux autres pays d?Europe et du monde. Un premier cycle de 2 ans (DEUG, DUT), un second de 2 ans également (maîtrise) et un troisième cycle de 4 ans (DESS ou DEA + doctorat).

Désormais, une mise aux normes européenne conduit à l?adoption d?un schéma en trois étapes : la Licence en 3 ans assurant la formation de base (équivalent du bachelor anglo-saxon), le Master en 2 ans offrant une formation dite avancée, et le Doctorat ouvrant sur la recherche.

Durant une période de transition, le DEUG et la maîtrise continueront d?être délivrés mais sont appelés à disparaître à moyen terme.

<B> Le ?European Credit Transfer System?</B>

La mise en place du ?Système européen de crédits capitalisables et transférables? constitue un outil important de la réforme européenne.

Les crédits représentent, sous la forme d?une valeur numérique (valeur entre 1 et 60) affectée à chaque unité de cours, le volume de travail que l?étudiant est supposé fournir (cours, TD, TP, travail personnel) pour chacune d?entre elles.

Dans le cadre du système européen de crédits structuré en semestres, 30 crédits représentent le volume d?un semestre d?études, une année valant 60 crédits. Cette capitalisation donnera plus de souplesse aux parcours personnalisés des étudiants, notamment pour les échanges internationaux.

Pour valider les différents grades de l?enseignement supérieur, un étudiant devra capitaliser, pour une Licence : 180 crédits en six semestres, pour un Master : 120 crédits en quatre semestres après la Licence. Le Doctorat est alors accessible après validation de 300 crédits (180 en licence + 120 en master).

Les titres intermédiaires de DEUG représenteront les 120 premiers crédits de la licence et la Maîtrise, les 60 premiers crédits du Master.

En vigueur depuis une vingtaine d?années, la Validation des acquis de l?expérience (VAE )va considérablement bénéficier du nouveau système européen de crédits capitalisables et transférables. Des années d?expérience professionnelle dans un domaine particulier vaudront autant de crédits conduisant à la validation partielle voire totale d?un cursus (Licence ou Master).

La formation dite ?tout au long de la vie? devrait connaître un nouvel élan, bien utile en cette période de mutation technologique qui rend les formations rapidement obsolètes.

<B> Études supérieures françaises à Maurice</B>

Le Centre d?Etudes Supérieures de la Chambre de commerce et d?industrie de Maurice est partie prenante de la réforme LMD, qu?elle a su anticiper grâce à ses partenaires universitaires français, l?Institut d?administration des entreprises (IAE) de Poitiers et l?Institut universitaire de technologie (IUT) de St Pierre de La Réunion.

A compter de la rentrée de septembre 2004, le CES offrira dans le cadre de ses formations avec l?IAE, dites semi-présentielles car dispensées à distance mais avec des tutorats hebdomadaires et des séminaires mensuels au CES :

  • une Licence en Sciences de Gestion (LSG) accessible aux titulaires du Bac ou HSC +2 années d?études supérieures ou pouvant bénéficier d?une VAE.

  • un Master en Administration des Entreprises (MAE) pour les titulaires d?un diplôme Bac + 4 dans un domaine autre que la gestion ou bénéficiaires d?une VAE.

  • un Master en Commerce Intenational (MCI) pour les titulaires d?un Bac +4 ou bénéficiaires d?une VAE.

Le CES offre également une licence professionnelle en Com-merce électronique dispensée en cours du soir et le samedi matin à raison de 10 heures hebdomadaires. Cette dernière formation est organisée en partenariat avec l?IUT de St Pierre (Réunion).

Ces formations françaises à Maurice bénéficieront de tous les avantages de la réforme LMD.

<B>Georges Halas</B>

Professeur agrégé de gestion Responsable des formations françaises (CES)

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