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Un départ sans souci
Le départ du Vendée Globe a été donné dimanche. On distingue clairement deux groupes. Celui des favoris, tous bien partis. Et celui dont l’aventure humaine est le seul objectif, un groupe de cinq navigateurs, déjà loin des leaders. Les premiers soucis, certes bénins, sont également apparus.
Pendant les premières heures de course, les conditions se sont avérées presque parfaites, comme l’a confirmé Joe Seeten, sur Arcelor Dunkerque : “Là je glisse sur une belle trajectoire à 15/17 nœuds. On va avoir un petit coup de pied aux fesses au passage de Finisterre (en Galice). On a de la chance d’avoir de telles conditions même si le temps est gris et humide.”
Dominique Wavre (Temenos) s’est également montré satisfait du bon déroulement général du départ : “Savoir que toute la flotte va bien est une grande satisfaction. Personne n´a envie de voir les petits copains avec des ennuis alors que la course ne fait que commencer.”
Pour parler de la course elle-même, c’est Vincent Riou (PRB) qui a pris le meilleur départ. Au pointage de lundi matin, Jean-Pierre Dick (Virbac Paprec) était certes passé en tête, mais le skipper de PRB a vite repris le commandement, pour ne plus le lâcher jusqu’au dernier pointage de mardi, à 16 heures.
Une aventure humaine avant tout</B>
Après un départ poussif, le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) est parfaitement revenu en deuxième position à une vingtaine de milles de Vincent Riou. Suivent tout prêt Roland Jourdain et Sébastien Josse (VMI) qui, fidèle à son habitude, a pris son rythme progressivement. Jean-Pierre Dick quant à lui a rétrogradé à la huitième place, à plus de 40 milles du leader.
Raphaël Dinelli (Akena Vérandas) et Hervé Laurent (UUDS) ont connu les premières petites galères de ce Vendée Globe. Le bateau de Dinelli souffre d’une voie d’eau à hauteur du puits de dérive bâbord, après avoir percuté un OFNI, objet flottant non identifié. Hervé Laurent a lui aussi eu droit à sa mésaventure. Son bateau s’est couché mais s’est ensuite remis sur la quille. Jusqu’ici, aucun abandon n’est à déplorer.
Après moins de deux jours de course, cinq bateaux se trouvent déjà à plus de 100 milles du premier : Karen Leibovici (Benefic), Norbert Sedlacek (Brother), Benoît Parnaudeau (Max Havelaar/Best Western), Anne Liardet (Roxy) et Raphaël Dinelli (Akena Vérandas). Mais ces performances sont toutefois à relativiser.
Tous ces bateaux sont des anciennes générations et tous ces skippers abordent ce Vendée Globe plus dans un esprit d´aventure que de gagne, comme le prouvent les propos de Karen Leibovici : “Ce n’est pas une surprise pour moi. Je m’attendais à cela et je m’attendais même à pire. Cela fait du bien de n’avoir plus que le bruit du vent et de la mer.” Le bonheur du large ou la simplicité absolue.
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