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Un chauffeur de car d?école disculpé
Elle n?avait que quatre ans lorsqu?elle déclarait avoir subi les attouchements de Sarvesh, le chauffeur du car de ramassage scolaire. Traduit devant le tribunal, Sarvesh, un habitant de Quatre-Bornes, plaidait non-coupable. La cour intermédiaire a statué que la version de la fillette n?est pas cohérente et a acquitté l?accusé.
Au cours de l?audience, l?inspecteur Jaunky devait soutenir que la petite victime n?a pu désigner, lors d?une reconstitution des faits, les lieux où les agressions auraient été commises. La fillette pleurait tellement et semblait si traumatisée que l?exercice a dû être annulé, a déclaré ce témoin.
Dans sa version des événements donnée en cour, la petite fille, âgée à ce moment-là de sept ans, a déclaré qu?elle était habituellement conduite à l?école maternelle de Beau-Séjour en autocar. Après les heures d?école, dit-elle, elle se rendait chez l?accusé, à l?avenue Robert Edward Hart, à Quatre-Bornes. C?est là, dit-elle, que l?accusé se serait livré, en juillet 2004, à des attouchements sur sa personne. Ses cris auraient alerté la mère de l?accusé qui, précise-t-elle, lui a donné un bain peu après.
Dès son retour à la maison, raconte encore la fillette, elle a narré l?incident à sa mère, laquelle l?a conduite au poste de police pour porter plainte. Amrita, la mère de l?accusé, a également été appelée à témoigner en cour. Elle a précisé que son fils détient bien un permis pour le ramassage scolaire, qu?elle l?aide régulièrement dans son travail et qu?il existait un accord avec les parents de la fillette pour que celle-ci vienne chez elle après l?école. L?accord voulait que le frère et la s?ur de la petite la retrouvent là après leurs heures de classe et que les trois enfants soient alors reconduits chez eux dans l?autocar.
Ce témoin a nié avoir donné un bain à la petite après l?avoir entendu crier. Elle a aussi dit que les allégations faites contre son fils ne sont pas fondées et que les parents de la fillette devaient de l?argent à son fils. L?accusé, défendu par Me Gavin Glover, n?a pas témoigné devant le tribunal.
Dans sa déclaration à la police, il a soutenu que les accusations sont fausses et que les parents de la fillette lui devaient de l?argent. Il a expliqué l?arrangement conclu avec les parents de la fillette pour que celle-ci passe une trentaine de minutes chez lui après l?école, en attendant que les parents de la fillette rentrent chez eux.
La cour a noté que l?accusé a été confronté, dans sa déclaration à la police, à la version suivante : qu?il a déshabillé la fillette avant de se dévêtir également et qu?il a ensuite eu des rapports sexuels avec elle. La cour s?est dite persuadée que pour confronter l?accusé à ces éléments, les policiers ont dû se baser sur les dires de la fillette. Toutefois, un rapport médico-légal de la prétendue victime, produit en cour, atteste que celle-ci est toujours vierge.
Dans son verdict rendu le 28 décembre dernier, le magistrat Nicolas Ohsan-Bellepeau a déclaré, à propos du témoignage de la fillette : «(...) the evidence she gave in chief was very sketchy and not entirely coherent (...)». De plus, écrit le magistrat, la version de la fillette en cour diffère de celle donnée à la police. La petite a également concédé, en cour, avoir oublié certains faits concernant l?incident.
Tenant compte des contradictions dans la version de la petite fille et le manque de témoignage pouvant corroborer ses dires, le magistrat a acquitté l?accusé.
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