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Transfert d’actions

Un investisseur étranger dénonce une plainte «fausse et malveillante»

26 août 2026, 18:32

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Un investisseur étranger dénonce une plainte «fausse et malveillante»

Photo d'illustration.

Un investisseur étranger âgé de 69 ans a porté plainte à la police lundi soir, faisant état d’un différend portant sur des participations dans une société mauricienne et affirmant craindre pour sa sécurité. L’homme, qui séjourne actuellement dans un hôtel de la capitale, est propriétaire et actionnaire d’une société enregistrée aux îles Vierges britanniques. Cette compagnie détient 51 % des actions d’une société d’investissement basée à Maurice, les 49 % restantes étant détenus par la State Investment Corporation (SIC).

Le différend remonterait à 2014. À cette époque, un ressortissant chinois aurait acquis 28 % des actions détenues par la société étrangère, pour une somme de 43,05 millions de yuans. Selon l’investisseur, un accord aurait alors été conclu pour que les actions soient conservées en son nom dans l’attente de l’accomplissement des formalités nécessaires à Maurice, notamment celles liées au régime applicable aux non-citoyens et à l’obtention de l’autorisation du Prime Minister’s Office.

L’investisseur affirme toutefois avoir perdu contact avec cet homme à partir de la fin de 2019. Il soutient que ce dernier n’aurait plus répondu à ses messages ni à ses demandes de se rendre à Maurice afin de compléter les démarches nécessaires au transfert des actions. Des démarches légales auraient par la suite été entreprises, mais auraient été retardées par la pandémie de Covid-19. Le différend aurait également donné lieu à une procédure devant la Cour suprême des îles Vierges britanniques, laquelle aurait été mise de côté en 2024.

La situation aurait pris une nouvelle tournure en octobre 2025. L’investisseur affirme avoir alors appris que son ancien partenaire avait saisi la Financial Crimes Commission (FCC), l’accusant d’avoir refusé de lui transférer les actions. À la suite de cette plainte, l’investisseur indique avoir été arrêté par la FCC et qu’une accusation provisoire de blanchiment d’argent avait été logée contre lui. Il aurait ensuite été libéré sous caution.

L’investisseur affirme également que ses comptes bancaires, ses participations dans d’autres sociétés ainsi que certains avoirs font l’objet d’une ordonnance de gel. Les comptes de son épouse seraient également concernés. Cependant, il rejette catégoriquement les accusations portées contre lui. Il qualifie la plainte de «fausse et malveillante» et affirme qu’elle aurait été faite de mauvaise foi, lui causant un important préjudice financier et personnel.

L’homme affirme par ailleurs avoir appris que son ancien partenaire se trouve actuellement à Maurice, sans connaître les raisons de sa présence dans le pays. Il dit craindre que cette situation ne lui cause davantage de problèmes. Pour des raisons de sécurité, l’investisseur explique avoir quitté son lieu de résidence pour s’installer temporairement dans un hôtel. Il dit également craindre que l’autre protagoniste de cette affaire ne quitte prochainement le territoire mauricien.

Une déposition a été enregistrée par la police. Les circonstances entourant le différend commercial, les accusations portées devant la FCC ainsi que les différentes procédures judiciaires devront être établies à travers les éléments de l’enquête et les procédures en cours.

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