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Un ambitieux projet sur la table
Un centre d?entraînement de haut niveau à Maurice. Pourquoi pas ? Ce projet placerait le pays sur l?échiquier mondial, permettrait aux joueurs mauriciens de bénéficier de l?expertise étrangère et à la discipline de gagner en popularité. Bref, c?est la meilleure chose qui puisse arriver au tennis de table local. Ce rêve, longtemps chéri par l?Association mauricienne de tennis de table (AMTT), pourrait devenir réalité.
Un premier pas a été franchi. Le projet a obtenu la considération de la Fédération internationale de tennis de table (FITT). « Nous avons soumis le dossier à la FITT. Et son président Adham Saharara et son vice-président Goerges Segun ont exprimé leur appréciation par rapport à ce projet. Mais il n?y a rien de concret encore », confie le vice-président de l?AMTT et membre de la FITT, Philippe Hao Thyn Voon.
Même si ce projet, qui devrait aider à hausser le niveau du tennis de table africain, obtient la bénédiction de la FITT, il n?est pas prêt à voir le jour de sitôt.
« Il faudra compter, encore, deux ans ou plus si l?on tient en considération les implications entourant ce projet », précise, Didier Hao Thyn Voon, secrétaire de l?AMTT.
Convaincre le GM
En effet, la réalisation d?un tel centre requiert un investissement financier considérable ainsi que des implications techniques et logistiques.
« Mais il nous faudra, d?abord, convaincre le gouvernement à être partie prenante du projet. Nous disposons certes d?un gymnase aux normes internationales mais nous aurons besoin du soutien du gouvernement tant sur le plan financier et logistique », souligne le secrétaire de l?AMTT.
Si la FITT mettra à la disposition du centre deux de ses meilleurs entraîneurs, il incombera à l?AMTT de prendre en charge l?hébergement de ces derniers.
En sus de cela, la fédération locale devra mettre sur pied un comité de gestion pour assurer le fonctionnement du centre qui devrait « attirer moins d?une dizaine de joueurs dans un premier temps », estime Didier Hao Thyn Voon.
En raison des contraintes financières de l?AMTT, les adhérents devront financer, eux-mêmes, leur séjour chez nous.
Autre obstacle auquel pourrait se heurter la fédération locale est le financement de la participation des pongistes à des compétitions internationales.
« Maurice étant géographiquement désavantagée par rapport aux autres continents, il nous faudra trouver un budget costaud pour financer le déplacement des joueurs vers l?Europe ou encore l?Asie », poursuit-il. Autant de points auxquels l?AMTT devra bien réfléchir avant de se lancer dans une telle aventure.
Le centre, il faut savoir, accueillerait des pongistes venant principalement des pays se situant dans la partie Sud de l?Afrique dont le Botswana, la Namibie ou encore les pays de la région. « Les grandes nations telles que l?Egypte, le Nigeria ou encore l?Afrique du Sud préfèront toujours les pays européens que Maurice », souligne-t-il.
Même s?il devait fonctionner sans les grosses pointures africaines, Didier Hao Thyn Voon est confiant que la mise sur pied d?une telle structure en Afrique devrait aider à rehausser le niveau africain en général, et, surtout à réduire l?écart considérable qui sépare le continent noir du haut niveau.
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