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Terres à Triolet : Dulull irrite l?opposition
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Terres à Triolet : Dulull irrite l?opposition
Une déclaration d?Asraf Dulull a provoqué la colère des membres de l?opposition. Le ministre du Logement et des Terres a fait cette communication, à la suite d?une altercation avec le député Eric Guimbeau, du Parti mauricien social-démocrate (PMSD).
Quatre lots de terre ont été sujets à l?acquisition obligatoire par le gouvernement en 2002 à la suite d?un projet d?extension de la State Secondary School de Triolet. «Les quatre lots de terrain ont les mêmes propriétés, avec des tuyaux d?irrigation et des maisons et une école à côté», précise Asraf Dullul. Malgré cela, «un seul propriétaire, Cadamhosen Joaffar, a été compensé à hauteur de Rs 5 millions par arpent». Et à la suite de cet accord, Joaffar a reçu Rs 3 millions pour 58 perches de terre en 2003. «Quite justifiably», estime le ministre, les trois autres personnes à qui le gouvernement avait offert Rs 450 000 par arpent ont objecté à l?évaluation dès le 30 août 2002. Le ministère des Terres, affirme Asraf Dulull, n?a pas référé l?affaire au board of assessment «à la suite des recommandations du Chief Government Valuer le 6 novembre 2002». L?affaire est restée en suspens jusqu?en juin 2005. Le ministre a déposé la lettre de l?évaluateur du gouvernement en date de 2002. Il ajoute que le Land Acquisition Act de 1973 prévoit que, dans l?éventualité où aucun accord n?est conclu avec les propriétaires, un board of assessment doit être mis sur pied. «Quand cette affaire m?a été rapportée, j?ai demandé qu?elle soit référée au board of assessment.» Le ministre a donc écrit une lettre au Solicitor General, au Chief Government Valuer et à ses deux assesseurs concernant cette affaire le 17 mai 2006.
L?affaire a donc été entendue pro forma le 20 juin à la cour intermédiaire et, régulièrement, jusqu?au 6 février 2007. Ce jour-là, le secrétaire permanent du ministère des Terres (sur avis du parquet, selon le ministre) informe le Solicitor General que son ministère n?allait pas objecter à payer une compensation de Rs 5 millions par arpent aux trois autres propriétaires. «Mr Speaker, Sir, the board of assessment made its award accordingly», dit le ministre. Il précise qu?il n?a «à aucun moment induit la Chambre en erreur» et que cette affaire «a été décidée objectivement». La seule référence que fait le ministre à l?aspect résidentiel ou non des terrains est en disant que «les quatre terrains sont situés dans un endroit qui a un énorme potentiel de développement résidentiel».
Le leader de l?opposition a interrompu le ministre à plusieurs reprises en lançant «cheap !», «shame» et «pa onte». Et à la fin de la déclaration, Bérenger a remarqué que personne sur les bancs de la majorité n?a applaudi le ministre des Terres ?
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