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Sécurité assurée pour Fakoo à la prison de Phoenix
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Sécurité assurée pour Fakoo à la prison de Phoenix
Manan Fakoo purgera sa peine d?une année de prison à la prison de haute sécurité La Bastille, à Ph?nix. Il y a été envoyé ?contrairement aux règlements?, apprenions-nous hier.
Dans ce pénitencier, sont en effet gardés ceux qu?on appelle dans le jargon carcéral les ?hard criminals?, des repris de justice difficiles à contrôler. La Bastille peut compter seulement une vingtaine de détenus qui sont soumis à une surveillance constante et rigoureuse de jour comme de nuit. Les dispositifs de sécurité en place sont impressionnants.
À cet endroit, l?isolement de Manan Fakoo, donc la sécurité dont il a demandé la garantie, sont assurés. À la prison de Beau-Bassin, il se serait retrouvé au milieu de toutes catégories de prisonniers et aurait risqué des représailles, voire sa vie.
Manan Fakoo est accusé de possession d?armes offensives et de trouble de l?ordre public. Il s?est livré hier à la police après trois mois de résistance. La Major Crime Investigation Team (MCIT) l?a conduit, après les formalités d?usage aux Casernes centrales, à la prison de Beau-Bassin. De là, il a été transféré à Ph?nix pour purger sa peine. Son épouse Swastree a confié à l?express qu?elle s?attend à ce que son mari reçoive les soins médicaux appropriés étant donné sa mauvaise santé.
Manan Fakoo souffrirait ?encore beaucoup? de ses blessures infligées lors de son agression par une bande armée. C?était dans la nuit du 8 au 9 février 2006, devant son domicile à Beau-Bassin. Il serait également sujet à des crises d?angoisse et des problèmes psychologiques résultant de cette attaque.
<B>Conduit par deux amis</B>
Pourquoi ce fuyard a-t-il décidé de se constituer prisonnier ? Aux Casernes centrales, hier, il a donné l?explication suivante : ?Mo finn desid pou ran mo lecor avek minis la zistis Rama Valayden et avek MCIT parski mo ena confians are zot. Je n?ai pas voulu me constituer prisonnier avant parce que j?avais reçu des menaces de mort. Valayden finn don moi garanti.?
En présence de son avocat, Me Sanjiv Teeluckdharry, Manan Fakoo s?est présenté hier matin au bureau de l?Attorney General au NPF Building à Port Louis. Il est arrivé à bord d?une voiture en compagnie de deux amis. Il a, aussitôt son arrivée, été admis dans le bureau du ministre.
Rama Valayden a déclaré qu?il a agi dans un souci de justice. Swastree Fakoo et l?avocat Teeluck-dharry étaient venus le voir pour solliciter son intervention afin que le condamné obtienne, contre sa réddition, l?assurance que sa sécurité sera sauvegardée. Il a ainsi décidé de plaider, auprès des autorités compétentes, afin que Fakoo n?ait aucune raison d?avoir peur pour sa vie en prison.
L?autre raison qui a motivé la décision de Manan Fakoo de mettre fin à sa cavale est son état de santé qui ne cessait de se dégrader faute de soins médicaux appropriés. Il devait se résoudre à se faire soigner à l?hôpital. Le seul moyen d?y parvenir était de se livrer. Il a donc sollicité, et obtenu, l?aide de Rama Valayden, soulevant certaines protestations contre le procédé adopté.
La sentence infligée à Manan Fakoo fait suite à son inculpation et condamnation sous trois chefs d?accusation. Les deux premiers pour possession d?armes offensives et le troisième pour avoir troublé l?ordre public. La police lui reprochait d?avoir donné des instructions pour semer du désordre à un meeting de Dinesh Ramjuttun.
Il avait fait appel contre la sentence, laquelle avait été commuée à un an de prison. Le prévenu avait décidé de faire appel au Conseil privé, mais ce droit lui avait été refusé par le senior puisne judge, Bernard Sik Yuen.
L?ultime recours a été la Commission de pourvoi en grâce. Manan Fakoo lui a écrit le 13 septembre et attend sa décision. ?I am directed to acknowledge receipt of your petition dated 13 September 2006 applying for conversion of your sentence and to inform you that that the matter is receiving attention. A further communication will be addressed to you as soon as possible.? Cette réponse de la commission est datée du 23 septembre.
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