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Sucre : entre confiance et faux espoirs?

20 septembre 2005, 20:00

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Les travaux pour consolider la base de notre industrie sucrière en sont à une étape essentielle. A Bruxelles, le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell, a multiplié cette semaine les réunions de lobbying. Et à Maurice, tous les partenaires sont conscients de l?enjeu que représente la baisse de 39 % du prix garanti du sucre sur le marché européen. Mais il s?agit de procéder avec prudence, selon un cadre défini.

Hier, Arvin Boolell a bouclé sa semaine dans la capitale européenne par une rencontre avec son homologue espagnol, Elena Espinosa Mangana. L?Espagne fait partie du groupe de pays qui est contre la baisse de prix de 39 %.

Alors que les ACP ne peuvent influer sur la décision finale qu?à travers des campagnes de lobbying, ce groupe pourrait constituer le minority block contre le processus de réforme dans sa forme actuelle. Et Arvin Boolell, porte-parole des ACP, et sa délégation, ont en effet eu plusieurs réunions avec ces pays qui estiment que la présente réforme du régime sucrier européen sera trop brutale.

Avant de partir pour l?Europe le ministre Arvin Boolell a rendu publique la road map du gouvernement qui définit la stratégie à adopter pour transformer l?industrie sucrière en celle de canne, avec une rationalisation des coûts de production et la diversification en interne.

La Mauritius Sugar Producers? Association se dit ?globalement satisfaite? du contenu. Mais dans l?exercice de diversification, comme le souligne son directeur Patrice Legris, dans l?interview en page 14, ?il faut faire extrêmement attention aux solutions trop faciles et simplistes? en ce qui concerne l?investissement dans l?éthanol. ?Ne nous leurrons pas, en produit d?exportation, l?éthanol connaît les mêmes compétiteurs que le sucre?, dit-il, citant le Brésil comme exemple.

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