Publicité
Soutien du FMI pour faire face à la libéralisation des marchés
Par
Partager cet article
Soutien du FMI pour faire face à la libéralisation des marchés
MAURICE pourrait bénéficier d?une assistance financière que le Fonds monétaire international (FMI) se propose d?accorder aux pays en développement pour les aider à amortir les effets de la libéralisation du commerce mondial. Cet organisme vient d?annoncer la création d?un Trade Integration Mechanism (TIM) dont l?objectif est d?aider les pays les plus vulnérables à faire face à la libéralisation. Maurice est cité par le FMI comme un des 18 pays susceptibles d?être concernés.
Au ministère des Affaires étrangères et du Commerce international on fait ressortir que Maurice a été le premier pays à demander la création d?un fonds de compensation et d?ajustement dans une soumission à l?Organisation mondiale du commerce (OMC). Toutefois, en annonçant la création du TIM, le FMI précise que cette aide est destinée uniquement aux pays subissant un déséquilibre dans leur balance des paiements en raison de la libéralisation du commerce.
Victoire importante
Pour un membre du gouvernement, il n?est donc pas certain que Maurice se qualifie sous ce critère. Certes le pays peut faire valoir qu?elle a subi une contraction de ses exportations textiles mais il restera à prouver que cela a pu déséquilibrer notre balance de paiements. ?Il nous faudra faire un case pour voir ce qu?on peut en tirer.?
Pour un spécialiste des négociations multilatérales, le fait que le FMI reconnaisse la nécessité d?un soutien financier pour faire face à la libéralisation est déjà une victoire importante. ?Le fait que le FMI ait accepté de créer ce fonds de soutien budgétaire nous permet de continuer à militer pour un fonds qui aiderait les pays en développement à rehausser leur capacité de production et leur compétitivité?, argue notre interlocuteur.
Ce TIM, selon le FMI, vise à rassurer les pays en développement qui ont exprimé leurs préoccupations par rapport aux retombées pour eux d?une éventuelle conclusion du round de négociations commerciales de Doha. Une érosion des préférences commerciales risque d?entraîner une baisse des recettes d?exportations.
Effet limité
Le FMI prend l?exemple des pays exportateurs de textile qui, comme Maurice, auront à faire face au démantèlement de l?Accord multifibre l?année prochaine. Le rapport du FMI sur la question estime qu?avec une baisse de 40 % de la marge préférentielle, Maurice pourrait enregistrer une baisse de 11 % de ses exportations. Le FMI tente de minimiser les impacts négatifs en soutenant que très peu de pays devraient souffrir de la libéralisation du commerce et que l?effet devrait être limité dans le temps.
Néanmoins, le scénario, pour certains, risque d?être grave : moins de recettes d?exportation mais une note d?importation plus élevée surtout en raison de l?abolition des subventions agricoles qui affectera en premier les net food-importing countries comme Maurice. Dans la conjoncture toute aide est la bienvenue. ?Même si le TIM est un instrument de soutien budgétaire, il pourrait nous aider à libérer des ressources pour d?autres projets de développement?, argue un responsable.
Publicité
Publicité
Les plus récents