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SOS Village Comme en famille
Soutien. SOS village a besoin d?être épaulé pour continuer à aider les plus démunis.Si cette initiative de la HSBC est bien accueillie par la direction du SOS village de Bambous pour les enfants, elle l?est encore plus pour les jeunes eux-mêmes.
Kevin, résident au village et âgé de 13 ans, nous confie qu?il pourra «apprane plis, pratike ek type lor ordinater». Il va même plus loin et parle d?une expérience positive.
Opérationnel depuis fin 2003, SOS village de Bambous est composé de 51 enfants, 13 adolescents, 7 mamans, 5 tantes et du responsable. Il s?agit tout simplement, de vivre une vie de famille, le plus normalement possible, selon le responsable du centre. Toutefois, Jean Marie Pazot, concède, qu?une mère avec sept ou huit enfants ce n?est pas vraiment «normale»?
Elles sont au nombre de sept, ces mamans, à se consacrer six jours de la semaine et 24 heures sur 24, aux enfants du village? épaulées dans leur tâche par cinq autres femmes, appelées des «tantes». Cette petite équipe de femmes, employées par l?organisation fait fonctionner sept maisons pour les plus petits et deux autres pour les adolescents du village. Les résidents du village ne sont pas tous orphelins. Souvent, ils sont au sein de cette terre d?accueil, en raison des différents problèmes de la société.
La HSBC ne s?est pas arrêtée en si bon chemin. Près de 70 membres de son personnel assurent depuis la semaine dernière des cours de lecture aux enfants?
Une fois la semaine, en l?occurrence le jeudi, quatre d?entre eux aident ces petits à la lecture du français et de l?anglais.
Ce plan de parrainage s?étalera sur trois ans et s?insère dans le cadre d?une stratégie de l?entreprise. Et si cet essai devient une réussite, la possibilité d?étendre le projet jusqu?au SOS village de Beau-Bassin est envisagée. «Parrainer ce village, ce n?est pas seulement donner un chèque, mais c?est surtout participer à l?épanouissement des enfants», souligne Dominique Alfred de la HSBC.
SOS village est une organisation non-gouvernementale, mais elle bénéficie du partenariat des ministères de la Femme et de la protection des enfants, ainsi que celui de la Sécurité sociale.
Et même si les choses vont dans le bon sens, quand il s?agit de financement, Jean Marie Pazot, en appel à la générosité des Mauriciens. Elle a à ce propos organisé une quête durant la semaine écoulée et qui a pris fin hier.
Parcours du combattant
L?un des problèmes auquel fait face le SOS village de Bambous, c?est bien la difficulté académique que rencontre les résidents. Bien des fois, s?adapter au cursus scolaire normal est un véritable parcours du combattant.
Au village, les services d?un psychologue sont parfois sollicités pour effectuer des tests du quotient intellectuel, mais pour la plupart, ils sont scolarisés dans les écoles primaires et secondaires d?état. SOS Village de Bambous envisage d?autres alternatives.
L?un des enfants rejoindra le CEDEM, établissement pour les enfants souffrant de légers handicaps, dès la prochaine rentrée scolaire, cinq autres rejoindront les écoles Anfen?
Miguel HERMELIN
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