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?Slave labour? : Démêler le vrai du faux
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?Slave labour? : Démêler le vrai du faux
● Pourquoi les journaux étrangers s?intéressent-ils autant aux conditions de travail des travailleurs étrangers à Maurice ?
Il y a une certaine inquiétude des activistes des droits humains en ce qui concerne des produits (principalement des vêtements) fabriqués dans des pays où le coût de la main-d??uvre est relativement bas. Ils craignent que les droits humains de ces personnes ne soient pas respectés. C?est la raison pour laquelle ces magasins dont le très populaire Topshop (du groupe Arcadia) sont appelés des sweatshops ; c?est-à-dire des boutiques pour lesquelles les gens ont sué pour fabriquer les produits commercialisés.
● Ces campagnes d?activistes ont-elles des effets sur les magasins ?
Oui, puisqu?elles gâchent un peu l?image de marque d?un magasin. De nos jours, de plus en plus de fabricants prennent soin de préciser par exemple que leurs produits n?ont pas été testés sur des animaux. Une fois que la majorité des fabricants ont adopté cette même ?éthique?, celui qui continue à tester ses produits sur des animaux est perçu comme étant ?inhumain?. Le public est censé être sensible à cet argument. Les nombreuses critiques contre le groupe Arcadia n?ont cependant pas entaché ses chiffres de ventes ? le groupe ne fait que s?étendre.
● Les allégations publiées dans les journaux étrangers, à l?effet que les ouvriers étrangers travaillent dans des conditions d?esclavage, sont-elles fondées ?
Les autorités mauriciennes nient catégoriquement. Ahmed Parkar, de Star Knitwear rappelle que 80 à 90 % de ces travailleurs étrangers sont des ?repetitive workers?, c?est-à-dire qu?ils demandent que leurs contrats soient renouvelés après expiration. Les principaux opérateurs du textile avancent aussi que les articles en questions ne sont pas basés sur des faits mais sur des ?on-dit?.
● Pourquoi ces allégations, dans ce cas-là ?
Ahmed Parkar que nous avons interrogé estime que l?auteur des articles a un compte à régler avec le directeur du groupe Arcadia, Sir Phillip Green. S?il est vrai que ce dernier a affectivement mauvaise presse, Maurice aurait cependant pu être victime du fait que des conditions inhumaines existent dans plusieurs pays producteurs de vêtements où le coût de la main-d??uvre est très bas.
● Le coût de la main-d??uvre à Maurice est-il aussi bas que cela ?
Selon les employeurs, non. Les travailleurs toucheraient entre Rs 7 000 et Rs 10 000 par mois alors que leurs détracteurs disent qu?ils ne gagnent pas plus de Rs 3 000. Ahmed Parkar se dit prêt à rendre officiels ses chiffres. Il est vrai, cependant, que le coût de la main-d??uvre à Maurice n?est plus aussi bas qu?il l?était auparavant. C?est l?une des raisons qui a fait que Maurice a perdu de sa compétitivité dans le textile. Des pays comme la Chine, le Pa-kistan et le Bangladesh paient leurs travailleurs de textile bienmoins que Maurice et arrivent, ce faisant, à garder bas, leurs coûts de production.
● Cet incident aura-t-il un effet sur l?image de Maurice ?
Ahmed Parkar semble penser que non en disant que les articles de Sunday Times ne sont pas crédibles. Mais il est clair qu?ils ont été lus. Cet incident pourrait aider dans un autre sens ? Ahmed Parkar lui-même admet que ?des abus existent?. Ceux responsables des abus sauront au moins qu?ils sont surveillés.
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