Publicité
Six mois de prison pour un infirmier
Six mois de prison pour Goinsamy Soobrayen, alias Kanen. C?est la sentence qu?a prononcée la magistrate Renuka Dabee le 29 novembre. Goinsamy Soobrayen, 23 ans, était infirmier à la clinique Darné. Décrit par ses collègues comme un homme pieux et dévoué dans son travail, il aurait montré une autre facette de sa personnalité à une des patientes, qui l?accuse d?attentat à la pudeur.
La victime est une Anglaise. Le jour de l?incident, en juin 2005, elle était internée à la clinique pour des problèmes de santé. Elle accuse l?infirmer d?avoir attenté à sa pudeur alors qu?elle était malade et alitée. Selon ses dires, elle ne pouvait se débattre à cause de son état de santé.
La victime affirme qu?elle se trouvait dans sa chambre. Faible et déshydratée, elle avait besoin d?aide pour se nourrir et bouger. Aux alentours de midi le 24 juin, un homme en habits d?infirmier serait venu dans sa chambre. Se présentant comme Kanen, l?infirmier aurait dit à la victime qu?il allait l?aider à se nourrir. Il l?aurait forcée à manger, bien qu?elle s?étouffait. Peu après, une infirmière serait entrée dans la chambre et aurait échangé quelques mots avec l?accusé. Il aurait ensuite fermé la porte à clef, et aurait annoncé à la victime qu?il fallait qu?elle se change, malgré les protestations de cette dernière.
Goinsamy Soobrayen, l?accusé, aurait alors emmené la femme aux toilettes, après l?avoir déshabillée, et l?aurait ensuite remise au lit et rhabillée. La victime se serait plainte de douleur à un pied, l?accusé aurait commencé à lui faire un massage. Mais elle lui aurait demandé d?arrêter, et c?est alors que l?accusé aurait mis le lit à plat, et se serait assis sur la victime. Il l?aurait ensuite forcée à écarter les jambes, et aurait touché à son sexe. Elle aurait tenté de presser la sonnette de la chambre pour alerter les autres infirmiers, mais ne serait pas parvenue à y toucher.
Le récit de l?Anglaise ne s?arrête pas là. L?infirmier aurait ensuite enfoncé son pénis dans la bouche de la jeune femme. Goinsamy Soobrayen ne l?aurait plus laissée seule après. Elle raconte aussi qu?elle se serait sentie humiliée par l?acte de l?infirmier. C?est pour cette raison qu?elle n?en a parlé à personne, lorsque ses amis lui ont rendu visite cet après-midi-là.
Après la visite, Goinsamy Soobrayen aurait récidivé, mais aurait été plus violent cette fois. Elle a ensuite prévenu une infirmière et a été libérée de son calvaire. Lors de son contre-interrogatoire, elle révélera qu?elle n?a pas pensé à se servir de son téléphone portable pour appeler à l?aide.
Une série de témoins ont été appelés par les deux parties lors de l?affaire, dont le médecin légiste, le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer. Son examen révélera que la victime ne portait aucune blessure, et avait l?air parfaitement normale. Toutefois, cette auscultation n?a eu lieu que six à sept heures après le dernier incident.
L?accusé rejette les accusations et affirme que c?est la ressortissante anglaise qui aurait flirté avec lui, et lui aurait même demandé son numéro. Il aurait refusé. Plusieurs autres employés de la clinique ont témoigné en cour. Tous ont affirmé que l?accusé faisait du bon travail, et plusieurs ont même dit que Goinsamy Soobrayen était un homme très pieux.
C?est uniquement à partir de la version de la victime, corroborée par personne d?autre, que la magistrate a basé son jugement. Elle dira que la version de la victime était suffisamment plausible, et que les arguments de la défense, notamment l?emplacement de la chambre, et la présence d?une sonnette avec laquelle la victime aurait pu prévenir une infirmière, n?étaient pas suffisamment forts.
Publicité
Publicité
Les plus récents