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Salons de l?Education : Place à l?information

15 février 2008, 00:00

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Qui dit études supérieures, dit besoin d?informations. Depuis quelques années, les Salons de l?Education (education fairs) se multiplient, surtout en cette période de l?année, après les résultats du Higher School Certificate.

Ces manifestations sont à buts multiples. Si elles permettent aux promoteurs de faire valoir certaines institutions ou certains cours, elles offrent aussi un condensé d?informations souvent de première main.

Au-delà des facteurs de vente, les Salons de l?Education permettent des échanges directs et précis. «Après les études secondaires, les parents voudraient avoir accès à l?information à propos de toutes les possibilités offertes à leurs enfants», souligne Touria Prayag, Head of Faculty of Humanities and Communities du Charles Telfair Institute.

Cet institut a organisé, mardi, un education fair. «C?était évidemment un exercice de marketing, mais on aurait tort de réduire le marketing à un exercice de vente. Il s?agit avant tout d?informer. Donc les chefs des différentes facultés étaient présents ainsi que les spécialistes de l?orientation, les conseillers et les chargés de cours de différentes filières», ajoute Touria Prayag.

La participation de responsables ou de conseillers aux Salons de l?Education contribue à la popularité de ces événements. Souvent, les représentants d?institutions étrangères font le déplacement pour présenter leurs propositions. IDP Education Australia, qui organise ce type de Salon depuis maintenant 11 ans, capitalise sur cette présence. A son prochain Salon, qui se tiendra à l?hôtel Le Labourdonnais les 22 et 23 février, des délégués de 21 institutions australiennes seront présents.

Le choix des dates pour l?organisation des Salons de l?Education fait partie d?une stratégie. «Chaque année, nous organisons deux Salons», explique Christine Faugoo, directrice d?IDP. «Le premier se fait généralement une ou deux semaines après les résultats. Cette année, le deuxième se fera en août pour coïncider avec la seconde admission en Australie.»

Ces salons accueillent en moyenne un millier de visiteurs. La destination australienne a connu, au fil de ces dernières années, une montée en popularité. Les statistiques d?IDP révèlent que 1 500 étudiants partent maintenant chaque année pour l?Australie contre environ 600, il y a cinq ans. Ce nombre comprend les étudiants à l?université et ceux qui se tournent vers la formation professionnelle dite vocational.

<B>Des outils d?orientation</B>

Cette dernière catégorie d?études, qui intéresse de plus en plus, concerne notamment, sur le marché australien, les domaines tels que la coiffure, l?hôtellerie, le génie ou encore le graphic design. «Nous avons aussi des étudiants dans le domaine de la construction, un secteur qui se développe et qui représente des opportunités pour Maurice», précise Christine Faugoo.

Les Salons de l?Education sont devenus de véritables outils d?orientation. Ils permettent, non seulement, de trouver des programmes de formation mais peuvent ausi diriger les étudiants vers les institutions les plus appropriées. «Le but, c?est vraiment d?allier le choix des étudiants au choix des institutions appropriées et donc, surtout, que l?étudiant sache où il peut faire les études vers lesquelles il souhaite se diriger.»

L?on peut aussi découvrir de nouvelles destinations à ces Salons de l?Education. La Liaoning Medical University sera présente lors du Salon de l?Overseas Education Centre (OVEC) ce week-end au quartier général de la Mauritius Commercial Bank de Port-Louis, organisé en partenariat avec cette institution bancaire.

L?OVEC organise ce type de Salon depuis 2005, avec 1 500 visiteurs reçus lors de la dernière manifestation.

«Pour la première fois, la Chine marquera sa présence dans cet education fair. C?est une nouvelle destination très prisée pour plusieurs raisons, surtout pour son coût très abordable», explique Dorish Chitson, directrice de l?OVEC.

Ce Salon rassemblera des institutions de sept différents pays dont l?Angleterre, le Canada, l?Australie la Malaisie. Les organisateurs veulent, quant à eux, mettre l?accent sur le côté pratique des formations. «La nouvelle tendance est que les étudiants veulent, aujourd?hui, être employables non seulement lorsqu?ils seront diplômés mais également pendant leurs études», affirme Dorish Chitson.

Suivi des contacts</B>

L?interaction qui se dégage lors d?un salon de l?éducation permet aux étudiants de se renseigner quant au côté pratique des choses, dont les procédures et étapes administratives. Il est aussi souvent possible de soumettre son dossier d?inscription aux diverses institutions présentes à ces Salons.

Certaines écoles secondaires, comme Le Bocage International School, organisent aussi, régulièrement, leur propre Salon de l?Education. Ces manifestations bénéficient de la présence des représentants d?institutions étrangères. Ainsi, ceux de six universités britanniques répondront, au prochain Salon prévu mercredi prochain, aux questions des futurs étudiants. Ce Salon sera ouvert aux élèves d?autres écoles.

Après la tenue des Salons de l?Education, les organisateurs assurent le suivi des premiers contacts établis. «Nous avons eu dès le jour suivant le fair une ruée vers notre service de counselling pour déterminer les filières les plus appropriées pour chacun», explique Touria Prayag.

Ce suivi permet de traiter les contraintes de chaque étudiant, individuellement. «Nous faisons un suivi durant la semaine qui suit chaque fair, et on appelle les étudiants. Cela nous permet de définir leurs besoins, notamment la gestion du budget», fait ressortir Christine Faugoo. Après les Salons, place aux procédures.

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