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Rossi vs Gibernau : acte 2
L?Italien Valentino Rossi (Gauloises-Yamaha) arrive sur le circuit Fernanda Pires da Silva, théâtre aujourd?hui du Grand Prix du Portugal, deuxième des 17 épreuves du Championnat du monde motocycliste 2005, avec l?assurance que lui confèrent ses triomphes dans les quatre précédentes éditions.
Trois fois sur Honda, une fois ? la dernière ? sur Yamaha, l?enfant de la côte adriatique ne semble redouter ici aucune hostilité, qu?elle vienne des hommes, des mécaniques ou des éléments. Pour preuve, il a estompé à Estoril d?un rageur coup de gomme sa réputation de pilote timoré sous la pluie en l?emportant sur piste humide en 2002.
Depuis qu?il y décroche des lauriers, Rossi va de record en record sur les 28 tours de 4,182 km du Grand Prix du Portugal, à l?exception, bien sûr, de 2002. Il avait couvert la distance de 117,096 km en 47 min. 25 sec. et 357/1000es en 2001, au guidon de la Honda 500 cc deux temps. Personne n?avait encore fait mieux.
Son passage sur la Honda RC211 V5 de 1000 cc quatre temps, dès 2002, lui a permis de rallier l?arrivée encore plus vite, gagnant 37 sec. 352/1000es en 2003, sur l?évolution de la même machine. Chevauchant la Yamaha M1, il a réduit la durée de course de quelque 13 sec. 094/1000es supplémentaires en 2004 pour la ramener à 46 min. 34 sec. 911/1000es.
Seules les précipitations poussées par les vents d?ouest sur les cinq ou six kilomètres séparant l?océan Atlantique du circuit peuvent mettre un coup d?arrêt à cette progression. Car Rossi ne cesse d?écraser les chronos sur son passage. En témoigne le gain de 67 sec. et 189/1000es sur les 119,421 km du Grand Prix d?Espagne, dimanche dernier. Colossal !
Paradoxalement, comme sur le Sachsenring (Allemagne), à Motegi (Japon) et Doha (Qatar), Rossi n?a jamais décroché la position de pointe sur ce circuit où il collectionne les succès en course.
Ici comme ailleurs, le sextuple champion du monde consacre les séances d?essais à rechercher une bonne configuration de sa machine pour la compétition d?aujourd?hui, cherchant seulement à gagner sa place en première ligne, parmi les trois plus rapides, lors des qualifications.
Aujourd?hui, tout le paddock, et surtout l?intéressé, attend la réhabilitation de l?Italien Max Biaggi. Le pilote phare de l?écurie officielle Repsol Honda Racing Competition (HRC) refuse d?effacer de sa mémoire son mauvais week-end espagnol, il y a une semaine.
« Il ne faut pas oublier cette course. Au contraire, il ne faut penser qu?à cela », avait-il dit après sa déconvenue de Jerez de la Frontera, où il s?était classé 7e en dépit de qualifications désastreuses (16e temps).
Son écurie a souffert avec lui en Andalousie, l?applaudissant à son retour dans le box, ce qui traduit la solidarité de tous et de chacun avec « il Imperator ». « Cette vague d?émotion va me porter à Estoril », promet-il aujourd?hui.
Sete Gibernau, touché à l?épaule gauche ? déjà opérée à deux reprises ? lors du dernier Grand Prix, voudra se venger de l?humiliation de Jerez, où Rossi l?a littéralement « écarté » de la course à la victoire en repoussant, de l?épaule, une tentative de tassement. Mais Gibernau n?a terminé que deux courses à Estoril, en 4e position (2003 et 2004). Il a chuté en 2000 et 2002 et cassé son moteur en 2001 (Suzuki).
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