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Roshi Bhadain continue sa croisade contre l?Icac
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Roshi Bhadain continue sa croisade contre l?Icac
L?ex-directeur des enquêtes de la commission anti-corruption ne baisse pas les bras. Roshi Bhadain veut réintégrer son poste car même si la Cour suprême lui a donné gain de cause, vendredi dernier, dans son procès contestant son renvoi, l?Independent commission against Corruption (Icac), lui a refusé l?accès à ses locaux.
A la suite de ce développement, Roshi Bhadain compte servir une mise en demeure à la commission anti-corruption. Il a eu une longue séance de travail avec ses hommes de loi hier pour peaufiner les procédures y relatives. Hier après-midi, Roshi Bhadain a confié à l?express que le document légal n?est pas encore prêt et que, selon toute probabilité, il le sera aujourd?hui.
Roshi Bhadain a été limogé en décembre 2003. Deux autres investigateurs, Devanand Halkharee et Heman Dass Ghoorah, ont également été renvoyés un mois plus tard. Estimant leur licenciement illégal, tous trois entendent explorer les avenues possibles pour coincer l?Icac dans leur bataille juridique.
Poursuite au civil
Ils envisagent aussi de poursuivre au civil la commission anti-corruption pour renvoi injustifié. Devanand Halkharee a de son côté adressé une lettre hier au président de la République, Sir Anerood Jugnauth et a envoyé une copie au Premier ministre et au leader de l?opposition. Il demande à Sir Anerood Jugnauth, en tant que président de l?Appointments Committee, de convoquer une réunion d?urgence de ce comité.
Dans sa lettre, Devanand Halkharee attire l?attention du président de la République sur le jugement rendu par le chef juge suppléant Bernard Sik Yuen et le juge Domah. Ces derniers ont sévèrement condamné le commissaire Navin Beekarry et son adjoint, Gérard Bisasur. La correspondance fait ressortir que les juges ont soutenu que l?Icac projette l?image de ?chasseurs de tête?.
La lettre reprend le propos des juges lors du jugement : ?The picture of Icac left with us is one of a couple of head-hunters, playing employees against employees, using stratagems for developing personal registers, brandishing high-sounding rhetorics to justify actions based on mere suspicions and seeking to justify questionable goals by culpable harassment, sequestration, confessions coupled with indignities.?
Devanand Halkharee explique également que le jugement a repris plusieurs des onze charges spécifiques de ?gross misconduct? portées à la connaissance de l?Appointments Committee.
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