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Rimeur au point

8 décembre 2007, 00:00

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Depuis Lyrical bad man, Don Panik a apporté du changement dans son approche musicale. Il a appris à diversifier ses influences, à canaliser son énergie, mais aussi à retomber les pieds sur terre de ce nuage éphémère dans lequel il s?est engouffré pour des raisons dont lui seul connaît les secrets.

Bref, il a abandonné ses mauvaises manies et veut repartir sur une nouvelle base avec l?encadrement de son mentor, dont le nom ne sera point souligné ici. Attardons-nous sur le cas de Don Panik. Sur un point de vue musical, il concède qu?il y a des améliorations «mais ce n?est pas encore ce que je recherche. Mais ça vient.» Sa mission demeure toutefois la même, souligne le rappeur de la Résidence Kennedy. «Je suis toujours à la recherche du bon mot et à la quête de la rime.»

Dans cette quête individuelle, il veut aussi exposer le talent d?un fils du ghetto. D?un bad man qui a fait ses armes dans les rues, à côté de la misère qu?il soulève chaque jour pour gagner son pain. Il a le don des mots.

Don Panik ne panique point et essaye d?user de ce don avec la force des mots. C?est dans cet univers qu?il construit sa musique, ses textes, ses rimes et son flot. Tireur d?élite qui ne mâche pas les mots mais qui les compresse dans une rafale de balles, Don Panik peut s?améliorer en canalisant ses énergies positives sur ce qu?il sait faire le mieux, écrire et rapper.

Son message reste clair. Montrer l?envers du décor d?une l?île paradisiaque. Renverser la carte postale et faire résonner la voix du ghetto. Tout en livrant un discours plus réaliste d?une île Maurice meurtrie. «Je dénonce aussi le système et ses magouilles à coups de rimes.» Si son premier opus reste encore au travers de ses sens avec un mixage défectueux, il trouve son salut dans sa participation sur la compil de Klyve Riddim. Sur la chanson Sega dancehall accompagné de Yenla et Nancy Dérougère, il expose toute sa force et son talent. «Ce disque montre que le mariage entre le séga et le dancehall est possible, la musique n?autorise aucune barrière.»

S?arrêtant sur la musique d?ici, il constate que «OSB Crew a élargi le champ avec son parcours international et son expérience. Le groupe a prouvé qu?on peut réussir ailleurs avec ce qu?on fait ici. Il faut pour cela de l?amour, de la persévérance, du travail mais aussi la foi? J?ai un profond respect pour ce quatuor qui donne une autre dimension à la musique locale.»

Mot style sera dans les bacs à la fin de ce mois. Il est produit par Framework. Kool B, Sista Jubilé, Lady Cynthia et Martine (Cool is I) ont participé à ce présent projet.

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