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Revue de presse

23 décembre 2006, 00:00

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● LE MONDE Interrogatoire marathon pour Villepin

La majorité des membres du gouvernement se sont réunis hier matin à Matignon pour un «petit-déjeuner amical» à l?invitation de Dominique de Villepin, à la suite de son audition dans l?enquête sur l?affaire Clearstream. Le ministre de l?Intérieur Nicolas Sarkozy, qui s?est porté partie civile dans ce dossier, est arrivé parmi les premiers. Etaient également présents à 08h30 (07h30 GMT): Michèle Alliot-Marie, Philippe Douste-Blazy, Jean-Louis Borloo, Thierry Breton, Pascal Clément, Jean-François Copé, Renaud Dutreil, François Baroin, Nelly Olin, Catherine Colonna, Gérard Larcher, Christian Jacob, Dominique Bussereau, Hamlaoui Mekachera, Henri Cuq, Christian Estrosi, Renaud Donnedieu de Vabres, Jean-François Lamour, Xavier Bertrand. Dix ministres sont absents: les ?villepinistes? François Goulard et Azouz Begag, Gilles de Robien, Dominique Perben, Catherine Vautrin, Brice Hortefeux, Léon Bertrand, Philippe Bas, François Loos et Christine Lagarde. Le Premier ministre a été entendu durant 17 heures par les juges d?instruction Jean-Marie d?Huy et Henri Pons et a quitté le pôle financier du palais de justice à 03h00 (02h00 GMT) hier.

● L?ORIENT LE JOUR Noël des sables

Piloté par le Gargamel égyptien, le laboratoire libanais carbure à pleins gaz et l?on est prié d?attendre religieusement la formule magique qui s?apprête à éclore. Amr Moussa n?en est pas encore au stade «coucou, là voilà !», mais il s?active, le brave homme. D?abord à coups de jeux de mots idiots oscillant entre «ossimisme» et «peptimisme», puis en faisant pénitence, hier à Damas, pour gober le verbiage du tsar Assadovitch. Qu?est-ce qu?il ne faut pas faire pour retrouver ses babouches ! En fait, il ne reste plus au père Noël des sables que quelques retouches pour mettre au point le portrait-robot du cobaye hors pair, appelé à enrichir le paysage politique libanais. Affublé du label pompeux de «ministre-roi», le bipède en question constituera, selon où l?on se place, la clé de voûte, la cheville ouvrière, la pierre angulaire du nouveau gouvernement. Ou alors carrément, son bas de caisse, son ramasse-miettes, son vide-ordures. D?abord le look : le ministre-éprouvette devra être propre sur lui et se laver les mains avant de passer à table, afin de tranquilliser les cossus au sein de la majorité ; on pourrait éventuellement fermer les yeux sur un col éventré, voire une barbe naissante, si cela pouvait rassurer le côté gueux de l?opposition. Pour le reste, pas besoin que le cobaye sache lire et écrire, dans la mesure où il servira de potiche en Conseil des ministres : interdit de moufter, interdit de voter, interdit de claquer la porte. Normalement, il devrait être au mieux un intermittent du neurone, au pire un demeuré à l?état brut pour accepter ce boulot, mais les candidats vont certainement se bousculer au portillon pour quémander le poste. Au nom du « sacrifice pour le Liban », bien sûr.

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