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Retour du cinéma classique
Anthony Minghella est un maître du genre. Déjà couronné pour son Patient anglais quelques années plus tôt, le réalisateur revient avec un film magnifique, épique et romantique. L’odyssée d’un amour impossible, adapté du best-seller éponyme de Charles Frazier, avec la star, Nicole Kidman, Jude Law et Renée Zellweger.
Dans son tourbillon épique, le réalisateur emporte les stars vers les sommets de sa montagne. Nicole Kidman, star incontestée qui enchaîne les grands rôles. Elle devient la seule véritable star aujourd’hui à Hollywood.
Pour le rôle d’Inman, Tom Cruise avait été pressenti avant de se retirer du projet. Jude Law joue ici beaucoup de sa carrière puisque Cold Mountain est son premier grand rôle populaire. C’est en revanche la seconde fois qu’il tourne sous la direction de Minghella après Le Talentueux Monsieur Ripley. Quant à Renée Zellweger, (voir plus loin), elle décroche ici son premier oscar pour son second rôle de cow girl rustre au grand cœur.
Voici un Autant en emporte le vent encore nouvelle génération plus romantique et encore plus tragique, dont voici l’histoire. Nicole Kidman est Ada, fille de pasteur, qui a consacré toute sa jeunesse à la musique, aux arts et au bien-être d’un père veuf, qu’elle aime plus que tout au monde. Jude Law joue Inman, simple ouvrier, homme farouche, avare de paroles, pétri de culture et traditions sudistes, dont s’entoure Ada.
Un simple regard, quelques mots maladroits, un baiser volé, suffiront pourtant à leur inspirer un amour absolu. Ada et Inman y puiseront la force et le courage d’affronter la séparation, la solitude, la misère, et les plus cruelles épreuves de la guerre.
Dans une Amérique déchirée par la guerre, un homme et une femme vont accomplir l’un vers l’autre le plus extraordinaire des voyages.
Extraordinaire, grandiose, Retour à Cold Mountain nous fait redécouvrir le grand cinéma hollywoodien. Un grand film plusieurs fois nominé aux Oscars (Zellweger remporte Oscar du second rôle), une fresque de l’histoire américaine, une histoire d’amour, de grands décors, des images à vous couper le souffle. John Seale, le directeur de la photographie, déjà oscarisé pour Le Patient anglais, s’est beaucoup appuyé sur les sources de lumière naturelle pour donner au film cette couleur à la fois voilée et intense, déjà témoin à elle seule de la souffrance et de l’idée de solitude et de sacrifice que le film fait passé.
Morceau d’histoire, le film devait être beau et réaliste. Pour exemple, la Bataille du Cratère du 30 juillet 1864 fut notamment reconstituée : cette seule séquence dura trois semaines sur les vingt-deux du tournage, au milieu d’un cratère reconstitué de 15 mètres de profondeur et de 55 mètres de long.
Le film s’annonce à la hauteur des moyens employés pour le réalisés. Costumes, musique, décors et casting. Rien n’est laissé au hasard. Minghella, très à l’aise dans le genre film à Oscar, assume son étiquette et propose avec Retour à Cold Mountain, un vrai beau film, un retour au cinéma classique.
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