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Rendre les incubateurs plus performants

31 août 2004, 20:00

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Que faire pour accompagner efficacement les Start Up IT ? Alain Andre, directeur général du CICOM Business Innovation Centre de Sophia Antipolis de France, offre de pistes de réflexion intéressantes sur les systèmes d’incubation. A l’initiative du National Computer Board (NCB), il a présenté une conférence à l’université de Maurice, jeudi dernier.

Un incubateur est une structure qui offre un encadrement logistique, technique, commercial et financier aux jeunes pousses dans le domaine informatique. Si le système aide à l’éclosion des techno-entrepreneurs, encore faut-il que les incubateurs évoluent eux-mêmes à un niveau d’excellence.

Le transfert de connaissances devient donc nécessaire dans ce domaine. Le NCB opère un centre d’incubation depuis l’année dernière mais manque manifestement de métier pour proposer des solutions d’appui et d’accompagnement dignes de ce nom aux opérateurs.

Alain Andre a présenté le modèle de la technopole de Sophia Antipolis. Une référence ambitieuse mais très instructive sur plusieurs plans : la recherche, l’innovation et la commercialisation des technologies nouvelles ; l’interaction entre les entrepreneurs et les universitaires ; les passerelles entre les start-up et les grandes entreprises ; le montage financier au moyen du capital-risque ; et la protection de la propriété intellectuelle.

La technopole de Sophia Antipolis, c’est un très vaste parc des sciences appliquées et de technologie au sein duquel travaillent quelque 4 000 chercheurs venus du monde entier. On y trouve à la fois des laboratoires, des grands enseignes mondiaux de la technologie, des petites et moyennes entreprises et des start up. Les différents acteurs s’enrichissent mutuellement des échanges entre eux.

“Il est dangereux de n’avoir que des start up dans un centre d’incubateur”, met en garde Alain Andre. Ce dernier a une expérience mondiale éprouvée dans le développement entrepreneurial.

Il faut encourager les petites entreprises à se mêler avec les grands. La technopole de Sophia Antipolis compte 30 % de sociétés internationales telles IBM et Cisco et 70 % d’entreprises locales. Les possibilités de synergie sont énormes. Cela se traduit principalement par un taux élevé de réussite commerciale pour les start up et les énormes possibilités d’accéder aux techniques nouvelles pour les grosses pointures.

Le patron du CICOM Business Innovation Centre a également évoqué les ingrédients qui contribuent au succès des incubateurs. La priorité : la création d’emplois et l’innovation. Il faut une fiscalité incitative et des soutiens financiers pour mieux accompagner les jeunes pousses. Un guichet unique devrait, par ailleurs, contribuer énormément à aplanir les difficultés d’ordre pratique et administratif.

L’engagement financier de l’Etat est primordial. “Le gouvernement doit effectuer l’investissement initial dans l’immobilier”, affirme Alain Andre. Ce dernier a aussi abordé le rôle des banques dans le financement des projets. Il a fait état de la nécessité de collaboration entre les banques publiques, telles les banques de développement et privées. Le but recherché : concevoir des solutions financières qui correspondent aux besoins des start up.

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