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Redémarrage de la JCE

4 avril 2005, 20:00

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La Jeune chambre économique de Maurice se remet en route. Ses nouveaux promoteurs savent que leur noble et belle initiative a eu un précédent, hélas, éphémère. Leurs devanciers ont choisi de quitter le pays après avoir mis sur pied la première JCE de Maurice. Les promoteurs de la JCE II sont MM. Michel de Spéville (président), Emmanuel Cheong Tin, François Desmarais, Jean Marie d?Espagnac, Roland Boullé et? Vishnu Lutchmeenaraidoo (P.R.O.). La nouvelle JCE identifie trois secteurs où elle pense pouvoir apporter une contribution positive. Le premier atelier de travail rédigera un mode d?emploi exhaustif pour ceux et celles voulant créer une entreprise. Plus gentiment, le deuxième étudiera la nécessité et les possibilités d?implanter des crèches et des jardins d?enfants dans les zones industrielles. Plus prosaïquement, le troisième planchera sur la construction d?abribus pour les usagers du transport en commun.

La JCE ne se veut aucunement thaumaturge. Elle se contente d?offrir aux jeunes le moyen de réfléchir ensemble sur les problèmes de la société et de proposer leurs solutions. Elle regroupe des jeunes de 18 à 40 ans, appartenant à toutes les catégories socioprofessionnelles et partageant les mêmes préoccupations socio-économiques. Elle n?est ni une ONG ni une institution professionnelle comme la CCI. Elle privilégie une méthode de travail, consistant à enquêter, analyser, planifier et proposer une action, se voulant le fruit de toute la recherche préalable.

L?action peut revêtir la forme de publications de plaquettes d?information, de rencontres avec des autorités pour leur proposer des innovations, de manifestations, d?organisation d?expositions, de dîners-débats, de congrès, de jumelages. La JCEM a déjà rencontré plusieurs ministres dont le Premier et celui des Finances. Des séances de travail JCE/JEC ont déjà eu lieu tout comme des rencontres avec Action civique.

De nos jours, la JCEM se signale à l?opinion publique et aux instances décisionnaires par des ateliers de réflexion sur des thèmes d?actualité économique. Ils ont lieu le mercredi après-midi à l?Alliance française et sont animés par Eric Ng Ping Cheun.

Il est beaucoup question du mal mauricien dans l?actualité de mars-avril 1980. L?emblème de l?OPR (Organisation du Peuple de Rodrigues) est une simple bougie, même pas rouge. Cela suffit pourtant pour que son leader voie clair et sache que le mal rodriguais est le PMSD et son viril emblème. Serge Clair dénonce les agissements de son principal adversaire politique. Il entrevoit même les risques que son île natale tombe entre les mains d?une grande puissance coloniale et impérialiste. Il dénonce l?entrée illicite d?armes à Rodrigues. Elles sont destinées à des agents politiques d?où le sentiment croissant d?insécurité se développant dans cette île. D?autres agents se permettent de ?couvrir? des plantations de ?gandia? devant être vendu à Maurice. La politique du PMSD à Rodrigues est un fléau encore plus grave que l?alcoolisme. Ce dernier est la conséquence d?une mauvaise administration et d?un manque de planification économique. Tout est fait pour saper la dignité du Rodriguais. La centralisation du pouvoir complique encore une situation déjà dangereuse. Il en veut pour preuve la JSS qui n?ouvre toujours pas ses portes malgré l?urgence de la situation. Elle reporte sans cesse le moment de mettre sur pied le Island Council promis et devant permettre aux Rodriguais d?avoir enfin leur mot à dire dans l?administration de leur île.

Serge Clair déplore le travail improductif des 5 000 fonctionnaires rodriguais (sur une population de 35 000 habitants). Il essayera de renverser la vapeur en organisant la tenue à Rodrigues, en juillet, d?une foire agricole et artisanale. Des prix seront accordés aux meilleurs produits agricoles et d?élevage. Il espère pouvoir encourager la culture du vacoas pour favoriser la production de produits artisanaux en paille. L?OPR a organisé une souscription publique en vue de témoigner la solidarité rodriguaise aux sinistrés des cyclones ayant affecté la population mauricienne pendant l?été 1979-80. Une somme de Rs 13 500 a été ainsi recueillie et remise au Prime Minister?s Cyclone Fund (Rs 7 500), à la Croix Rouge (Rs 3 000) et à Caritas (Rs 3 000).

Le nouveau porte-parole attitré du gouvernement Ramgoolam, Suresh Moorba, a tenu son premier point de presse. Il a, entre autres, annoncé que les sandalettes ?tanga? des écoliers seront possiblement remplacées par des chaussures moins ?misère? et à l?allure davantage sportive. Le gouvernement doit auparavant se défaire de 34 000 paires de ?tanga? déjà commandées mais boudées par des écoliers de plus en plus snobinards.

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