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Micro-trottoir
Coût de la vie : «On ne sait plus quoi faire»
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Coût de la vie : «On ne sait plus quoi faire»
Votre salaire suffit-il pour tenir le mois ? «l'express» a posé la question à des Mauriciens, tous milieux sociaux confondus. Les témoignages recueillis dessinent les contours d’une population fatiguée de subir la pression de la hausse des prix avec un pouvoir d'achat en berne.
Levi, 44 ans : «C’est tout juste pour survivre»
«Le salaire que je perçois est tout juste pour survivre. Économiser, c'est quasiment impossible, surtout avec l'augmentation des frais de jour en jour, cela devient de plus en plus difficile. J'ai dû revoir mes habitudes alimentaires, on ne peut plus se permettre de manger aussi souvent à l'extérieur, car cela coûte cher.»
Marjorie, 58 ans : «Le gouvernement doit agir»
«Tout est cher, les médicaments, la nourriture ont augmenté, bientôt l'essence, on ne peut plus se permettre de se faire plaisir… Nous avons voté le changement pour améliorer notre vie au quotidien, mais c'est le contraire qui se passe, ça se détériore encore plus, c'est dommage. Le gouvernement doit agir.»
Charles, 56 ans : «Les produits alimentaires sont de plus en plus chers»
«Mon salaire est suffisant, mais il est vrai que les produits alimentaires sont de plus en plus chers, sans oublier les autres petites dépenses qui vont avec.»
Mahrod, 70 ans : «Nous devons faire beaucoup de sacrifices»
«Après avoir payé mes dettes, l'eau, l'électricité, il ne me reste plus grand-chose. Ce n'est plus comme avant… Aujourd'hui, nous devons faire beaucoup de sacrifices, nous priver de beaucoup de choses. Un demi-kilo de viande de bœuf est passé à Rs 400. Et chez moi j'ai un souci, malgré le fait que je paie la taxe, je n'ai pas d'eau chez moi avant 22 heures.»
Sachin, 48 ans : «Le ‘buying behavior’ des Mauriciens a changé»
«Je suis un maraîcher dans le bazar de Port-Louis, et je paie des frais pour l'emplacement chaque mois, mais je ne vois pas le profit, du tout ! Les citoyens achètent de moins en moins, les gens ne veulent plus dépenser, le ‘buying behavior’ des Mauriciens a changé. Ils sont confus, ils ne veulent plus dépenser. Mes ventes ont dégringolé de 60 % et quand je ne vends pas, je dois tout jeter car ce sont des légumes. Les Mauriciens ont besoin de plus de pouvoir d'achat.»
Anand, 79 ans : «Je dois travailler... malgré mon âge»
«La vie est trop chère à Maurice. Les prix ont grimpé. Lorsque vous faites un détour au supermarché, vous prenez deux ou trois produits, il ne vous reste plus rien, même pas un petit sou. La pension que je perçois, environ Rs 13 000, n'est pas suffisante du tout, c’est trop peu. Je dois travailler à cause de cela, malgré mon âge.»
Joey, 28 ans : «On va de plus en plus mal dans ce pays»
«Le salaire n'est pas du tout suffisant. Je n'ai plus de produits alimentaires chez moi, et on est le 12 du mois seulement. On va de plus en plus mal dans ce pays. On ne sait plus quoi faire. Tout a augmenté.»
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