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Procès Adrien Duval
Les «Moustass Leaks» ne suffisent pas à arrêter le procès
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Procès Adrien Duval
Les «Moustass Leaks» ne suffisent pas à arrêter le procès
Les Moustass Leaks n’auront pas, à ce stade, raison du procès d’Adrien Duval. Le tribunal de Rose-Hill a rejeté, ce jeudi 13 août, la demande de la défense visant à mettre définitivement fin aux procédures, ouvrant ainsi la voie au procès sur le fond, fixé du 3 au 5 novembre.
Dans son ruling, la magistrate Pamela Veerabadran-Mudaliar a estimé que la défense n’avait pas démontré, au niveau de preuve requis, que des éléments avaient été manipulés pour incriminer Adrien Duval. Les enregistrements attribués à Missie Moustass constituaient une pièce importante de l’argumentation. Or, les témoins cités par la défense n’ont pu établir ni leur provenance, ni leur authenticité, ni l’identité des personnes dont les voix sont entendues. La véracité des propos et leur source n’ont pas davantage été établies.
La défense avait également placé certains éléments dans un contexte parlementaire. Des faits et interrogations liés à l’affaire avaient notamment été évoqués à l’Assemblée nationale, donnant une dimension institutionnelle au débat autour des enregistrements et des pratiques alléguées. Mais pour la cour, les interrogations soulevées dans l’espace public ne remplacent pas la preuve judiciaire. Adrien Duval pourra toujours, lors du procès, contester les éléments de la poursuite, contre-interroger les témoins de la poursuite et présenter sa défense.
Il plaide non coupable des quatre accusations découlant de l’accident survenu le 21 septembre 2022 à Ébène, notamment de blessures involontaires par imprudence, de conduite alléguée avec un taux d’alcoolémie supérieur à la limite autorisée et de refus de fournir des échantillons destinés aux analyses.
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