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Ralph Lauren USA réclame Rs 240 m à trois compagnies

12 février 2004, 20:00

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LA compagnie new-yorkaise Polo-Ralph Lauren poursuit son offensive. Elle réclame des dommages de Rs 240 millions à trois compagnies mauriciennes : Regent Ltée, Les Galeries, représentée par Hitendranath Beegoo, et La Ravinale Cie, de Kreshna Ramasawmy. Elle leur reproche de fabriquer et de commercialiser des produits contrefaits puisque sans son autorisation.

En 1992, la compagnie américaine fait fabriquer ses produits Polo-Ralph Lauren, à Maurice, pour l?exportation seulement. La marque Polo a une réputation internationale et la maison mère fait une demande et obtient l?enregistrement de ses fameuses marques à Maurice.

La compagnie américaine apprend ensuite qu?Aurdally Brothers a fait enregistrer la marque Polo-Ralph Lauren à Maurice. Elle considère que cette compagnie a enfreint les conventions internationales qui protégent les marques originales.

Les Américains déposent alors, en février 1999, une motion en Cour suprême pour contester l?enregistrement fait par Aurdally Brothers. L?enregistrement n?a d?ailleurs pas été renouvelé mais officiellement retiré du registre mauricien en décembre 2000. Depuis, et jusqu?en janvier 2004, personne n?a enregistré la fameuse marque à Maurice ni aucune autre comportant les mots Ralph ou Lauren.

Mais la compagnie américaine réalise vite que des Mauriciens produisent et commercialisent leurs propres produits griffés Polo-Ralph Lauren. En mars 2002 elle réclame un ordre d?injonction pour leur interdire d?utiliser son logo. Ces compagnies s?engagent alors à ne plus utiliser la marque.

Le 24 mai 2003, le représentant de la compagnie américaine consigne une déposition à l?Anti-Piracy Unit ayant trait à des produits contrefaits portant le fameux logo et commercialisés sur le marché mauricien. Il parle de concurrence déloyale. La police, souligne-t-il, n?a pris aucune sanction et l?affaire a été référée au State Law Office.

La compagnie américaine ré-clame alors un ordre d?injonction dans le but de protéger ses droits. En décembre 2003, elle donne des instructions à Fakebusters Ltée d?inspecter des usines mauriciennes qui produisent des contrefaçons. Le 23 janvier 2004, Marcel Lapierre, qui représente Fakebusters, identifie trois compagnies. Il leur achète des produits qui sont ensuite examinés par l?Américain David Brown. Ce dernier confirme la contrefaçon.

La compagnie américaine estime que les trois compagnies mauriciennes ont enfreint ses droits et lui ont causé préjudice. Elle considère qu?elles ont terni son image et créé une confusion dans l?esprit du public et des consommateurs.

Au cours de cette affaire, les débats sur la marque déposée Polo-Ralph Lauren se sont déroulés hier en référé devant le juge Paul Lam Shang Leen. Après avoir pris connaissance des arguments des deux parties, ce dernier a réservé son jugement.

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