Publicité
Questions à?Ameena Wahed,
<B>? Depuis quand vous êtes-vous lancée dans le social ? </B>
Cela fait dix ans que je fais partie de cette association qui aujourd?hui regroupe plus d?une quarantaine de femmes.
<B>? Qu?aviez-vous en tête lorsque vous avez intégré cette association ? </B>
Je me suis dit que je pourrai apporter ma contribution, aussi minime soit-elle au développement de la femme de mon village.
<B>? Avez-vous le sentiment d?avoir réussi ? </B>
Lorsqu?on s?engage dans le social, on est loin d?être satisfait malgré quelques résultats positifs obtenus après un certain temps.
Et comme les choses évoluent bien vite dans certains domaines, nous faisons de notre mieux pour que nous, les animatrices du groupe, nous adaptions à leur rythme tout en nous assurant qu?elles profitent au maximum des facilités qui sont à leur disposition.
<B>? De quelles facilités parlez-vous ? </B>
Des cours dans divers domaines tels que la santé, l?artisanat, des cours d?informatique, qui pourraient éventuellement les aider dans leur vie quotidienne.
<B>? Vous êtes également membre de l?Association féminine pour la région de Grand-Port-Savanne, comment voyez- vous son évolution ? </B>
Il faut revoir complètement son mode de fonctionnement que ce soit au niveau exécutif ou au niveau de la base. Je lance un appel à Arianne-Navarre Marie, ministre de la Femme de voir si cette instance fonctionne toujours de manière démocratique. J?ai comme l?impression que rien ne se fait concrètement pour motiver et intéresser davantage les femmes de cette région. Et ce n?est que tout récemment que j?ai entendu parler vaguement d?un projet pour intéresser les femmes aux techniques de base du compostage.
<B>? Le ministre des Finances a alloué une somme importante dans son dernier budget pour encourager les entrepreneurs à se lancer dans les Petites et moyennes entreprises (PME) ? Qu?en pensez-vous ?</B>
Je trouve que c?est une bonne chose surtout que certaines familles se trouvent dans une situation économique difficile.
C?est pourquoi nous envisageons sérieusement de lancer une coopérative qui réunira des femmes qui en 1997, étaient parties en Grèce suivre un stage de deux mois pour la transformation des fruits et des légumes en marmelade avant d?être mis en vente sur le marché.
<I>Propos recueillis par </I> <B>Jocelyn ROSE</B>
Publicité
Publicité
Les plus récents