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Quand paix rime avec responsabilité
Il n?y a pas de paix sans prise de responsabilité. C?était là l?un des aspects principaux du message passé hier matin lors de la messe du 1er janvier. Cet événement traditionnel marquait aussi la Journée mondiale de la paix, célébrée hier pour la quarantième fois. La Commission Justice et Paix, organisme de l?Eglise universelle, organisait à cette occasion une messe présidée par Mgr Maurice Piat en l?église Saint-Francois-Xavier, à Port-Louis.
«Nous sommes responsables de ce que notre prochain vit », soutient le père Jean-Michaël Durhone, vicaire à la cathédrale Saint-Louis, qui a prononcé l?homélie,«La paix commence par un combat contre l?indifférence. Le combat pour vivre la paix c?est avant tout un combat contre cette attitude d?indifférence.»
Dans l?homélie, le père Durhone incite à la réflexion interne comme fondation afin de pouvoir atteindre et maintenir la paix. Il annonce notamment une campagne conjointement menée par le gouvernement et les organisations non gouvernementales contre la violence conjugale pour cette année. «On peut faire campagne, on peut dépenser une tonne d?argent, mais il nous faut d?abord nous pencher sur nous-mêmes», précise le vicaire de la cathédrale.
<B>Lutte contre la corruption</B>
Le thème de la paix est abordé par l?Eglise dans un contexte très local, sur fond de dénonciation sociale. «Est-ce que nous pouvons être en paix alors que 34 % des enfants échouent au Certificate of Primary Education ? Quand des usines ferment et que les pères et les mères de famille ne sont pas en paix ? Quand il y a la violence au sein des maisons ?» interroge le père Durhone. Plusieurs maux sociaux ont ainsi été dénoncés lors de l?homélie.
Le thème de la paix a été étroitement lié à celui de la justice. «Le combat pour la justice amène aussi le combat pour la paix», affirme Jean-Michaël Durhone qui ajoute que «cette injustice peut mener à la tension dans un pays». Il réclame ainsi que des droits soient respectés, notamment celui à l?éducation, au travail, à un salaire minimum, à un logement, et à la pratique religieuse. Les menaces qui pèsent sur l?environnement ont, quant à elles, été évoquées brièvement par Mgr Piat.
L?homélie a aussi rappelé le besoin de respect culturel et religieux nécessaire dans une société plurielle. Cette idée est notamment revenue au niveau des intentions de prières qui demandaient, entre autres, que la discrimination soit éliminée. La lutte contre la corruption figurait aussi parmi les sujets évoqués lors des intentions de prière.
Prévenant contre une montée éventuelle de la violence, l?Eglise insiste sur l?importance d?un traitement égal des citoyens. «Li importan ki personn pa senti li kouma enn citoyen dexiemm grad. La pe komes osi parenn comba kont la violens», affirme le père Durhone.
Mgr Piat a tenu à clore la messe sur une note plus positive. «Si nou fer bon, lane pou bon. Nou pou ena la pe osi si nou nou bann hommes et fem de pe», souligne-t-il en souhaitant une bonne année aux fidèles et à tous.
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