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Près de 6 000 travailleurs veulent opter pour le VRS

8 décembre 2007, 00:00

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Ils sont nombreux à attendre le Voluntary Retirement Scheme (VRS) 2. «Entre 5 000 et 6 000 travailleurs ont exprimé leur intérêt à opter pour le VRS. Un travail en amont avait déjà été fait et un sondage avait indiqué que ces employés sont intéressés. Nous sommes en train de réactiver tout cela afin de voir quelles mesures vont être prises», soutient Jean Li, directeur de la Mauritius Sugar Producers Association (MSPA). Les employés concernés par cette retraite anticipée sont les travailleurs des champs, de toutes les régions. Jean Li rappelle qu?un travail préparatoire avait déjà été effectué afin de répertorier les employés qui pourraient opter pour le VRS 2.

Il explique que les différentes parties concernées sont en train « de mettre les bouchées doubles pour qu?on puisse mettre en route les programmes».

Plusieurs programmes devront être appliqués par rapport aux employés de l?industrie sucrière qui iront à la retraite ou se reconvertiront dans d?autres secteurs. Au total, un montant de Rs 6 milliards est nécessaire pour le Blue Print, le VRS 2, et l?Early Retirement Scheme (ERS).

Deux conventions signées aujourd'hui

Dans le concret, les délais pour l?enclenchement des procédures ayant trait au VRS 2 n?ont pas encore été communiqués. Alors que deux conventions de financement seront signées aujourd?hui par Rama Sithanen, ministre des Finances, et Claudia Wiedey, chef de la délégation de l?Union européenne, d?autres fonds sont toujours dans la balance. La signature d?aujourd?hui garantira l?octroi de Rs 1,6 milliard.

Deux autres conventions chiffrées à Rs 1 milliard sont cependant compromises à cause de deux obstacles majeurs. Selon les quatre protocoles impliquant Maurice, 3 500 employés doivent signer pour le VRS d?ici le 31 décembre. Et 500 d?entre eux doivent être redéployés dans d?autres secteurs. Toujours selon ces protocoles, l?épierrage de 750 hectares doit être complété. A ce stade, l?Union européenne ne se montre pas satisfaite de la performance de Maurice par rapport à ces deux critères.

Différentes initiatives doivent donc être entamées d?ici la fin de l?année. Le volet formation, concernant les travailleurs aux champs, est une de celles qui prend forme rapidement. Certains cours de formation devraient même commencer dans les plus brefs délais.

«Certains cours vont démarrer la semaine prochaine. Les cours vont s?échelonner jusqu?à janvier», confirme Jean Li. Il explique que les étapes préparatoires par rapport à ce volet formation pour les travailleurs agricoles avaient déjà été entamées. «Un gros travail a été fait en amont avec les Regional Training Centres. On a déjà établi le profil de ceux qui souhaitent toucher ou pas le VRS, et des programmes ont été élaborés pour la formation. Les cours ont déjà été approuvés par la Mauritius Qualifications Authority.»

Ces programmes de formation avaient été préparés suite à un sondage sur les besoins et préférences des employés. La durée des différents modules ainsi que les sujets couverts sont variés. Les cours peuvent par exemple avoir trait au jardinage ou à la conduite. Ils seront dispensés sous l?égide des Regional Training Centres, avec la collaboration de différents organismes tels que l?Agricultural Research and Extension Unit ou l?Industrial and Vocational Training Board.

Répondant hier, au Parlement, à la Private Notice Question du leader de l?opposition, Paul Bérenger, Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie, a souligné quelques modalités du financement du VRS.

Mais il n?a pas révélé les modalités détaillées par rapport à l?évaluation d?experts internationaux sur l?énergie, ni sur l?évaluation ayant trait à l?actionnariat. Il confirme que les métayers seront représentés au niveau du comité qui va se pencher sur la question des terres en ce qui les concerne.

Par rapport au prix du sucre sur le marché local, Arvin Boolell affiche de l?optimisme. «Une hausse va être échelonnée autant que possible pour qu?il n?y ait pas d?augmentation pour les consommateurs.»

MESURES POUR ACCROITRE LES REVENUS DES PLANTEURS

Le Conseil des ministres a hier proposé certaines mesures pour augmenter les revenus des sous-produits de la canne. Il encourage une utilisation optimale de la mélasse pour produire de l?éthanol. Il propose qu?une étude soit entreprise par rapport aux revenus générés par la production de sucres spéciaux, de la production de l?électricité à partir de la bagasse et de la production d?éthanol à partir de la mélasse. Le cabinet suggère aussi que les planteurs participent au capital des «flexi factories».

LES OUVRIERS DE ST-FELIX AURONT LEURS SALAIRES

Mercredi, les ouvriers de la sucrerie de St-Félix toucheront leur salaire et leur boni de fin d?année. Le Sugar Investment Trust (SIT) s?y est engagé après que cette sucrerie a été mise en liquidation pour difficultés financières. Les 135 ouvriers ont été conviés au Farmers Service Centre de Chemin-Grenier pour toucher leurs salaires.

Même si ce paiement les réjouit, ils disent ne pas savoir si le SIT assurera le paiement de leur salaire l?année prochaine en attendant qu?ils reçoivent leur indemnité de licenciement. Une crainte que Lall Deonath, président de l?Artisans & General Workers Union dit avoir évoqué avec le ministre de l?Agro-industrie, Arvin Boolell. «J?ai demandé au ministre de faire le nécessaire pour que les ouvriers de St-Félix puissent bénéficier des avantages prévus dans le Blue Print dès cette année.» Celui-ci prévoit une compensation équivalant à deux mois de salaire par année de service et un lopin de terre. Lall Deonath estime que le montant de la compensation devrait tourner autour de Rs 100 millions.

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