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Première étape pour monter au paradis du shopping hors taxes
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Première étape pour monter au paradis du shopping hors taxes
Le projet de duty-free island a un double mérite. Celui de pouvoir potentiellement séduire les électeurs-consommateurs, mais aussi de jeter les bases d?un nouveau secteur d?activité. Cerise sur le gâteau, la relance de la consommation peut doper la croissance économique.
Les droits de douane ont donc été abolis ou considérablement réduits sur une panoplie de pas mois de 1 850 articles de consommation courante.
La liste est exhaustive et comprend notamment les vêtements, l?alimentation, les produits de beauté, l?électroménager, les appareils audiovisuels, la bijouterie, les téléphones cellulaires et l?ameublement.
Cette première phase d?abolition ou de réduction des droits de douane n?est que la première étape d?un plan étalé sur quatre ans. Dans les années à venir, d?autres produits seront détaxés.
Cette première vague de baisse de droits de douane devrait occasionner une baisse des prix et relancer la consommation qui était morose. Celle-ci peut avoir un effet d?entraînement non négligeable sur la croissance économique. La consommation peut stimuler la croissance. Voilà pour l?effet à court terme.
Dans le moyen et long terme, le projet de faire de Maurice un paradis du shopping a le potentiel de devenir un pôle d?activité porteur. Le ministre des Finances, Pravind Jugnauth voit encore plus grand. Le projet peut générer des investissements massifs dans le pays et créer de nombreux emplois, dit-il.
Détaxer les produits n?est pas suffisant en soi. Pravind Jugnauth accompagne cette initiative par un nouveau plan d?incitations pour ceux qui veulent développer des centres commerciaux (shopping malls) de niveau international. Le package comprend des facilités pour convertir les terres et des procédures simplifiées pour l?achat des terrains par des étrangers, entre autres.
Faire de Maurice un paradis du shopping a un coût. Le projet est étalé sur quatre ans parce que les implications sont importantes pour les recettes de l?Etat. Les droits de douane y contribuent de manière significative (Rs 4,3 milliards l?année dernière). La première étape représentera un manque à gagner de Rs 1,4 milliard pour l?Etat.
Déficit de Rs 9,5 milliards
Le Trésor public encaissera Rs 3,6 milliards de droits de douane cette année. Mais il se rattrapera sur la taxe sur la valeur ajoutée qui devrait rapporter Rs 13,4 milliards pour l?année financière 2005-2006, contre Rs 12,1 milliards pour l?exercice précédent. Au total, les taxes indirectes devraient rapporter Rs 26,3 milliards en 2005-2006 contre Rs 25,3 milliards pour l?année financière 2004-2005.
Globalement, le budget courant 2005-2006 s?élève à Rs 40,4 milliards. Les dépenses d?investissements s?élèveront à Rs 7,8 milliards. Les revenus totaux seront de Rs 38,6 milliards. Ainsi, le déficit budgétaire sera de Rs 9,5 milliards, ce qui représentera 4,8 % du produit intérieur brut.
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