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Pour un service postal de proximité
Jeewanlall Mohabeer n’a pas sa langue dans sa poche lorsqu’il s’agit, en tant que président du Senior Citizen Club de sa localité, de revendiquer les droits des vieux . Cet habitant de Mare-Tabac, 64 ans, a de brillantes idées. Il faut l’écouter…
“Bizin transform ancien bazar en bureau de poste pou ban troisième âge pas pass miser et deranze al la poste Rose-Belle ou Rivière-du- Poste pou touche zot pension”, propose-t-il.
Selon le sexagénaire, si les autorités retiennent sa suggestion, ce service postal pourrait être une source de revenus supplémentaires pour l’Etat. Outre les pensionnés, il permettrait aux habitants d’y déposer leurs économies au lieu d’avoir à se déplacer pour se rendre dans d’autres institutions bancaires.
Les inconvénients auxquels les retraités sont confrontés pour toucher leur pension à chaque fin du mois, sont nombreux.
En période de mauvais temps, les vieux, les vieilles et les handicapés surtout, qui n’ont pas un moyen de transport doivent dépenser en moyenne Rs 150 pour le trajet Mare-Tabac-Rose-Belle pour arriver au bureau de poste. “Mo enn sofer taxi mo kone ki diffikilte ban dimoun ganie pou paye moi”, témoigne le président du Senior Citizen Club de Mare-Tabac.
Ayant été à la tête de cette association depuis 1992, Jeewanlall Mohabeer est bien placé pour comprendre les misères de ses semblables. Il demande au ministère de la Sécurité sociale d’encourager les gens à dénoncer les personnes malhonnêtes qui vont toucher la pension des personnes alitées et des handicapés.
Requête pour une “hot line”</B>
“Ena bocou cas coumsa, ena parmi pas trouv enn sou dans sa largent-la”, soutient-il.
D’où sa suggestion au ministère de la Sécurité sociale pour qu’une hot line soit ouverte pour ces cas précis. “Les personnes âgées, surtout celles qui vivent seules sont victimes de beaucoup d’injustices. Elles souffrent en silence sans pouvoir se confier à qui que ce soit.” Il n’y a pas que le problème de pension qui préoccupe Jeewanlall Mohabeer. Il y a aussi la santé des vieux.
Ce qui l’a amené à suggérer au ministère de la Santé que les centres de santé restent ouverts les samedis jusqu’à dix-huit heures, les dimanches et les jours fériés aussi. “Nous ne réclamons ni la lune ni le ciel mais un peu d’égards pour nous car nous avons pleinement contribué pour que Maurice devienne ce qu’elle est aujourd’hui sur le plan international”, insiste le sexagénaire. A l’écouter parler en public, on sent que ce patriote veut aussi aider l’Etat mais qu’il fonde aussi beaucoup d’espoir pour son village, qu’il connaît d’ailleurs comme sa poche.
Il demande aux autorités concernées de prêter une oreille attentive à ses suggestions. Il est persuadé, avec une confiance qui frise la candeur qu’elles devraient être acceptées par les autorités et mises en pratique rapidement. Bref, comme lettre à la poste.
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