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Pom d’Or, le précuit en expansion

10 novembre 2004, 00:00

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Le monde est pressé. Peu, voire pas de temps pour cuisiner. Elles sont nombreuses, ces entreprises, au vu de cette tendance, à proposer du précuit. Et Pom D’or Limitée, présente dans ce secteur depuis 2000, s’attend à doubler son volume de production cette année.

Piments farcis, boulettes, samoussas, croquettes (végétarien, poulet et poisson), Pom D’or en a fait ses spécialités. La demande étant croissante, avec une hausse annuelle moyenne de 35 %, l’entreprise a déménagé cette semaine dans un local plus spacieux, à Petit-Verger, où travaillent 18 employées, issues de la même localité. Pour l’année financière écoulée, le chiffre d’affaires de l’entreprise tourne autour de Rs 2 millions.

Mais Pom d’Or Limitée n’entend pas s’arrêter là. Elle vise l’exportation, non pas dans la région mais cible les Mauriciens établis en Australie. “Mes produits ont une durée de conservation de six mois. L’exportation par conteneurs est possible. Autant dénicher un revendeur là-bas”, souligne son fils, Sébastien, Sales & Marketing Manager. De là, reste des milliers de kilomètres à parcourir.

La bataille du marché se gagne sur les normes d’hygiène et les mets équilibrés. Pour y parvenir, une Food technologist est à pied d’oeuvre. Objectif : obtenir la certification H.A.C.C.P.

<B>Démarrage difficile</B>

Vivian Mootou, directeur de l’entreprise, explique qu’il a buté contre la lenteur administrative. “L’expansion a été retardée de huit mois. Ce qui s’est répercuté sur les revenus”, déplore Vivian Moutou.

Pour l’obtention des permis, le directeur a dû effectuer le va-et-vient entre son entreprise et le département de l’Environnement. À la soumission de son projet d’expansion, les préposés n’exigent aucun document additionnel. Mais ils auront vite fait d’en réclamer après analyse.

En 2000, fort de son expérience en tant que commissaire de bord chez Rogers, Vivian Moutou se lance dans la restauration rapide qu’il veut transformer en une entreprise familiale.

Au démarrage, cependant, Pom D’or offrait des plateaux-repas, prêts à cuisiner, tels que chicken & chips, achards et soupe de légumes. “Nous avions trop anticipé. Cette tendance se précise en ce moment”, précise Vivian Moutou. De fait, l’entreprise se réoriente vers les amuse-gueules, pour les préparer avec des ingrédients locaux alors qu’elle en importait de l’Afrique du Sud, auparavant.

Au début de son activité, il a été contraint de subir la loi des grandes surfaces. Après livraison de ses produits, il n’est payé qu’après deux mois. De plus, s’il tarde à envoyer la facture, les fournisseurs n’attendant pas plus d’un mois, le paiement sera retardé pour plus d’un mois.

Mais ses soucis d’argent seront résolus grâce à un accord passé avec sa banque. Celle-ci lui verse la somme figurant sur les factures et la récupère ensuite auprès des clients débiteurs.

La production s’étant installée, les Moutou, père et fils, se mettent à l’apprentissage du marketing. Qui plus est, le directeur est désormais membre de la Chambre de commerce et d’industrie de même que de la Mauritius Employers’ Federation. Cela, afin de mieux profiter des avantages offerts.

De là à se lancer dans la commercialisation de repas chauds, il n’y a qu’un palier. Cependant, Vivian Moutou ne compte pas investir dans ce secteur. “Avec le prêt à cuire, la satisfaction pour le client est que c’est lui qui a cuisiné. Nous ne réduisons que le temps de préparation.” Surtout pendant les périodes de fêtes de fin d’année.

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