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Onze personnes enlevées et exécutées à Bassorah

14 avril 2006, 20:00

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Onze employés d?une société de construction ont été enlevés puis tués à Bassorah, dans le sud de l?Irak, a annoncé vendredi la police de cette ville.

«Des hommes armés ont enlevé onze employés de la société de construction Al-Fayha et les ont ensuite abattus», a ajouté la police, précisant que les corps avaient été retrouvés dans différents secteurs de la ville de Bassorah, à 550 km au sud de Bagdad.

Au moins trois ingénieurs et un comptable figurent parmi les victimes, selon la même source. Près de 8 000 soldats britanniques sont déployés dans cette ville à majorité chiite et sa région depuis l?invasion de l?Irak en mars 2003. Bassorah a été relativement épargnée par les violences confessionnelles qui se sont aggravées depuis le dynamitage le 22 février d?un mausolée chiite à Samarra, ville sunnite du nord de l?Irak.

Par ailleurs, six policiers ont été tués, 10 blessés et plus de 20 sont portés disparus après une embuscade rebelle jeudi au nord de Bagdad qui a donné lieu à de violents combats, indiquait hier une source de sécurité. Les policiers originaires de Najaf étaient tombés dans l?embuscade tendue par des rebelles dans la zone de Taji, à une trentaine de km au nord de Bagdad, après avoir pris possession de véhicules neufs de la police.

Le chef de la police de Najaf (160 km au sud de Bagdad), le général Abbas Moadal a confirmé les faits , affirmant à des journalistes qu?après avoir pris possession des véhicules, les policiers devaient passer la nuit à Taji en raison de l?heure tardive mais ils ont obtenu la promesse d?un responsable de sécurité américain que le convoi serait protégé par les forces américaines dans le secteur.

«En quittant le camp de Taji, le convoi était escorté par six Humvee américains», a précisé le général Moadal, ajoutant qu?au passage du convoi près d?une région agricole, il a été pris dans une embuscade tendue par «un groupe terroriste et des affrontements violents qui ont suivi l?attaque ont fait des morts et des blessés des deux côtés».

Le chef de la police de Najaf n?a pas donné de bilan précis des pertes. Il a indiqué que plusieurs policiers s?étaient échappés dans les vergers voisins pour sauver leur vie.

La recrudescence de la violence survient alors que les clivages politiques minent la formation d?un gouvernement d?union nationale, réclamé tant en Irak que par la communauté internationale qui craint un vide politique dans ce pays. Les leaders chiites, qui disposent du groupe le plus important au Parlement, avec 128 députés sur 275, peinent à parvenir à un accord sur le nom d?un Premier ministre après la contestation de la candidature du chef de gouvernement sortant, Ibrahim Jaafari. Une réunion des leaders chiites prévue jeudi à ce propos n?a pas eu lieu.

M. Jaafari est contesté par les Kurdes, les sunnites et une partie des siens. Il a dit ne pas vouloir se désister en faveur d?un autre candidat, tout en affirmant sa disposition à accepter l?arbitrage du Parlement.

Des généraux US réclament la démission de Rumsfeld

Ajoutant leurs voix aux récentes critiques de quatre de leurs collègues, deux généraux américains en retraite ont réclamé la démission du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld auquel ils reprochent d?être responsable du chaos règnant en Irak. Le général de Marine Anthony Zinni a déclaré à CNN que Rumsfeld devait être tenu responsable d?une série d?erreurs, à commencer d?avoir «rejeté dix ans d?une planification qui prenait en compte ce à quoi nous serions confrontés en cas d?occupation de l?Irak».

Parmi ceux critiquant Rumsfeld, figurent des officiers récemment retraités et qui ont été directement impliqués dans la guerre en Irak et dans sa préparation créer une atmosphère «d?arrogance» au sein des dirigeants civils du Pentagone. «Ils n?ont besoin de l?avis des militaires que lorsque cela les arrange. Je pense que c?est une erreur, et c?est pourquoi je pense qu?il devrait démissionner», a dit le général Riggs à la radio publique. La Maison-Blanche a réaffirmé son soutien au secrétaire à la Défense. «Oui, le président croit que le secrétaire Rumsfeld fait un très bon travail pendant une période difficile», a déclaré Scott McClellan, porte-parole de la Maison-Blanche.

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