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NPC : un syndicat ignore le boycott
La Sugar Industry Workers Association (SIWA) compte participer aux travaux du National Pay Council (NPC) malgré le mot d?ordre de boycott lancé par les 13 fédérations syndicales les plus représentatives du pays. La SIWA, qui représente les travailleurs de l?industrie sucrière, estime qu?il faut donner la chance à ce nouvel organisme chargé de déterminer la compensation salariale annuelle.
Interrogé, hier, Ramesh Maudhoo, secrétaire de la SIWA, a déclaré qu?il serait ravi d?être un des représentants des travailleurs au sein du NPC si le gouvernement lui en offrait la possibilité. «Il s?agit de défendre les droits des travailleurs au sein de ce comité. Pourquoi refuser cette opportunité ? De toute façon, ma main n?est liée à celle de personne.» Les membres de l?association demandent aussi aux dirigeants du Mauritius Labour Congress, de la National Trade Union Confederation, de la State Employees Federation, de la General Trade Unions Federation, entre autres, de revenir à de meilleurs sentiments.
La SIWA a soumis, hier, un mémoire au gouvernement dans le cadre de la présentation du budget 2006-2007. David Friquin, le président de l?association, et Ramesh Maudhoo y font une série de demandes au gouvernement. Le transport gratuit aux parents, le maintien de la semaine de 40 heures pendant la coupe, une compensation salariale de Rs 900 pour ceux touchant de Rs 1 000 à Rs 20 000, l?enlèvement de la TVA sur l?eau potable, la nourriture, et l?énergie font partie du lot.
Une hausse salariale pour ceux travaillant dans l?industrie sucrière et une forme d?impôt sur les revenus des marchands de rues dont ceux qui vendent des «dholl puri», et «gâteau piment» ainsi que sur les petites entreprises sont aussi réclamées. Un appel est aussi fait au gouvernement pour qu?il intervienne afin que ceux qui ont opté pour la retraite volontaire en 2001 puissent obtenir leur lopin de terre.
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