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NPC : les syndicalistes disposés à reprendre les négociations

9 avril 2008, 00:00

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Les dirigeants des fédérations syndicales sont disposés à retourner à la table des négociations pour revoir le fonctionnement, l?objectif et la composition du National Pay Council (NPC). Ce développement est intervenu, hier, après que trois des cinq représentants des travailleurs de ce comité ont décidé de suspendre leur participation jusqu?à nouvel ordre, alors qu?ils sont à une semaine de l?expiration de leur mandat. Le NPC est chargé de déterminer la compensation salariale.

Ces trois membres, Yousouf Sooklall, Dewand Khedoo et Guirish Somanah, ont adressé une lettre conjointe au ministre du Travail et des Relations industrielles, Vasant Bunwaree, pour réclamer le renvoi de la première réunion du NPC de cette année, prévue aujourd?hui. Ramesh Maudhoo, autre membre, a décidé de rester à la demande de son syndicat, la Sugar Industry Overseers Association. «J?ai été nommé par le gouvernement pour faire un travail. J?irai à la réunion aujourd?hui si on me convoque.» Le cinquième membre du comité, Fritz Thomas, n?est pas au pays.

Taux d?inflation</B>

La décision de suspendre cette participation intervient après que le Bureau international du travail (BIT) a demandé au gouvernement d?entamer des discussions approfondies avec les partenaires sociaux en vue d?améliorer le fonctionnement, la composition et les objectifs du NPC à la satisfaction de toutes les parties concernées.

En réponse, Toolsyraj Benydin, un des principaux porte-parole de la plate-forme syndicale, se dit ouvert au dialogue. «Nous sommes disposés à retourner à la table des négociations pour revoir l?objectif, le fonctionnement et les critères utilisés pour déterminer la compensation salariale annuelle.» Il insistera pour que le taux d?inflation soit le principal critère pour déterminer la compensation salariale annuelle.

Radhakrishna Sadien, président de la State Employees Federation, se dit prêt à enterrer la hache de guerre. «Cela après que le BIT a donné un signal fort sur la nécessité d?entamer des discussions franches sur l?objectif du NPC.»

Le président du Mauritius Labour Congress (MLC), Cassam Kureeman, déclare qu?il est disposé à retourner à la table des négociations pour revoir le fonctionnement du NPC. Toutefois le MLC entend imposer ses conditions : augmenter le nombre de représentants des travailleurs à dix et que le paiement de la compensation salariale ne soit pas lié à la productivité. Ces deux points pourraient être ce qui va changer avec cette nouvelle donne.

Interrogé, Yousouf Sooklall déclare qu?il a demandé au ministère d?ouvrir les négociations avec les fédérations syndicales en vue d?augmenter le nombre de représentant des travailleurs à dix. «Si les négociations avec les dirigeants syndicaux n?aboutissent pas, nous sommes disposés à participer à nouveau aux travaux du NPC.» Il précise que le BIT ne réclame pas la dissolution du NPC mais de revoir sa composition.

Quant au ministre du Travail, il a déclaré avoir pris connaissance de la lettre des trois membres. Cette prise de position lui a permis de décanter une situation qui n?aurait pas dû avoir lieu. «Je vais certainement convoquer les dirigeants des fédérations syndicales pour qu?ils retournent à la table des négociations.» Vasant Bunwaree affirme qu?il n?avait jamais rompu les négociations avec les syndicalistes. «C?est parce qu?ils ont refusé de siéger au sein du NPC que j?ai dû nommer les membres du comité. (?) Ce que le BIT a recommandé est exactement ce que j?avais suggéré l?an dernier.»

C?est le président du NPC qui doit décider si la réunion d?aujourd?hui doit être renvoyée. Ce dernier, Krish Ponnusamy, a déclaré que la demande de renvoi de la réunion d?aujourd?hui lui permettra de poursuivre les discussions avec les syndicalistes.

<B>La MTUC réclame Rs 1 418</B>

■ La «Mauritius Trade Union Confederation» (MTUC) réclame une compensation salariale de Rs 1 418. Dans une lettre adressée au ministère des Finances, Pradeo Buldee, son président, soutient que la compensation de cette année doit être supérieure à Rs 800. Il se base sur le quantum payé aux travailleurs ces deux dernières années, soit Rs 135 et Rs 260 respectivement. La compensation aurait dû être Rs 357 et Rs 735 respectivement pour les salariés touchant Rs 7 000. Il s?appuie sur le «Household budget survey» qui stipule que les dépenses mensuelles d?un couple se chiffrent à Rs 15 188. Il ajoute que le salaire minimal de Rs 2 700 à Rs 3 000 ne peut plus être utilisé pour calculer la compensation de ceux au bas de l?échelle en raison de la hausse du coût de la vie.

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