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Nouveaux quais : le GM doit choisir entre United Docks et MMA

2 août 2004, 20:00

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La Société United Docks souhaite dissiper la confusion prévalant au sujet des quais en eau profonde. En janvier 1978, les compagnies des docks et des stevedores demandent à la firme britannique Scruttons d?étudier les moyens d?assurer l?efficience optimale des opérations sur ces quais.

En juin 1978, Scruttons recommande la création d?une compagnie, regroupant docks et stevedores, pour prendre charge de l?ensemble de la manutention de marchandises, de la cale des navires à la livraison aux consignataires. Ce rapport est communiqué au gouvernement qui sollicite l?avis de la CNUCED (Commission des Nations Unies pour le Commerce et le Développement). La CNUCED parvient aux mêmes conclusions que Scruttons.

Le gouvernement approuve alors le rapport Scruttons et demande aux compagnies des docks et des stevedores d?en assurer la mise en pratique pour une période de 5 ans renouvelable. Il demande que la Mauritius Marine Authority (MMA) en soit actionnaire. Sa requête est acceptée. Voit alors le jour la Consolidated Cargo Services (Mauritius) Limited (CCSML).

Le 1er février 1979, les nouveaux quais deviennent opérationnels et les nouvelles méthodes de manutention des marchandises sont mises en pratique. Les problèmes ne manquent pas, notamment ceux liés aux compensations salariales relatives au vrac.

A la mi-juin, commencent une surenchère à propos du port et un changement d?attitude de la part du gouvernement, avec pour conséquence une détérioration de la manutention portuaire. Les efforts des uns sont contrecarrés par des ingérences extérieures intempestives.

La confusion, qui prévaut dans le port, mènera au chaos total à brève échéance. La question doit être tranchée. Soit le gouvernement fait confiance à la CCSML et à United Docks, soit il décrète que la manutention portuaire relève exclusivement de la Marine Authority et, dans ce cas, les United Docks céderont la place immédiatement.

Il y a 25 ans, la ?hausse continue? de la livre sterling inquiète plus d?un. Celle-ci fait sourire aujourd?hui car la livre sterling n?augmente, entre le 24 et le 31 juillet 1979, que de quelques sous, passant, à l?achat, de Rs 13.32 à Rs 13.54 et, à la vente, de Rs 13.56 à Rs 13.77.

La situation est cependant préoccupante, si l?on croit un rapport de M. Pierre Dinan à la Cour suprême. La roupie mauricienne perd trois à quatre fois sa valeur entre 1964 et 1979. La dévaluation est particulièrement rapide en 1971. Depuis cette date, le Import Value Unit Index passe de 129 à 422 points (décembre 1978) et le CPI de 118,9 à 302,7 points. La roupie de 1979 vaut quatre fois moins que la roupie de 1965. M. Pierre Dinan ne dit mot et pour cause la dévaluation de 30 % devant intervenir le 24 octobre 1979.

Terminons ce rappel par un projet sportif non matérialisé à ce jour. Curepipe veut, en 1979, à la rue Teste de Buch, construire un stade couvert de 42 mètres par 35 et pouvant accueillir 1 200 spectateurs dont 800 places assises. Les travaux de construction, à l?aide de panneaux préfabriqués, doivent commencer en septembre 1979 pour prendre fin trois mois après. Le stade abritera des rencontres de basket, de volley, de tennis, de tennis de table ainsi qu?un gymnase. Un dortoir pour une vingtaine de personnes est prévu. Il accueillera des sportifs étrangers en tournée à Maurice. Curepipe, qui n?est pas à un projet près, songe également à l?aménagement d?un hippodrome dans la région des Casernes.

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