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Affaire Ajay Gunness

Le tribunal de Curepipe tranche en faveur de la défense, reprise des débats le 12 août

24 juillet 2026, 08:00

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Le tribunal de Curepipe tranche en faveur de la défense, reprise des débats le 12 août

Ouvert depuis plus de trois ans, le procès du ministre des Infrastructures nationales, Ajay Gunness (photo), a connu un nouveau rebondissement procédural hier à la cour de Curepipe : la magistrate Bibi Azna Bholah a donné raison à la défense sur une question de forme qui pourrait peser sur la suite des débats. Le litige portait sur un point technique. Depuis l’audience du 25 juin, la défense – désormais assurée par Mᵉˢ Rishi Hurdowar et Shanyu Seewoonarain – réclamait la possibilité de soumettre à nouveau le chef inspecteur Bhunjun, enquêteur principal du dossier, à un contre-interrogatoire.

Son argument : l’avocat qui représentait auparavant le ministre n’avait interrogé le témoin que de manière sommaire, ce qui aurait privé son client d’une défense pleine et entière. Face à cette demande, la poursuite, portée par Mᵉ Pareemala Devi Mauree, Assistant Director of Public Prosecutions, avait plaidé le rejet, y voyant une manœuvre qui reviendrait à faire rejouer l’interrogatoire d’un témoin à chaque changement d’avocat.

C’est finalement la position de la défense qui l’a emporté hier : la magistrate a autorisé le rappel du chef inspecteur Bhunjun à la barre. Ajay Gunness, présent à l’audience aux côtés de Mᵉ Shanyu Seewoonarain, plaide non coupable depuis mai 2023 pour les quatre chefs d’accusation retenus contre lui sous la Road Traffic Act – conduite en état d’ivresse, refus de se soumettre à un alcootest, refus de fournir un échantillon de sang ou d’urine et refus d’obtempérer à un ordre de la police. Les faits reprochés remontent au 9 janvier 2023, lors d’un contrôle routier à Floréal.

L’affaire a été renvoyée au 12 août pour la poursuite des débats, qui devraient donc revenir sur le témoignage de l’enquêteur avant de pouvoir progresser vers son issue. Un dossier qui, entre lenteurs procédurales et changements d’avocats successifs, s’étire depuis l’entrée en fonction d’Ajay Gunness comme ministre des Infrastructures nationales en novembre 2024 – une charge qu’il occupe tout en assumant également son rôle de Deputy Leader du Mouvement militant mauricien.

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