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Concentrix

Les salariés obtiennent un mois et demi payés par année de service

5 octobre 2026, 11:17

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Les salariés obtiennent un mois et demi payés par année de service

Quatre séances de négociations entre le syndicat des travailleurs des secteurs public et privé, le ministre du Travail, et les responsables de Concentrix ont abouti au compromis pour les 303 employés de sur le pavé. (Photos: CTSP)

Après plusieurs semaines d’incertitude, les employés mauriciens de Concentrix connaissent désormais les modalités de leur départ. À l’issue de négociations menées avec le concours du ministère du Travail, un accord a été trouvé vendredi 2 octobre, prévoyant une indemnité équivalant à 1,5 mois de salaire par année de service, en plus de toute somme due à la MRA au titre des cotisations au PRGF.

Après l’inquiétude, place au soulagement. Pour les employés de Concentrix, la journée de vendredi a marqué une étape importante dans un dossier qui les tient en haleine depuis l’annonce, le 2 septembre, de l’intention de la compagnie de cesser ses activités à Maurice. À l’époque, il était question d’environ 320 emplois menacés. Un chiffre ensuite ramené à 303 par les autorités.

Depuis, les travailleurs ont multiplié les démarches afin de défendre leurs intérêts. Une large majorité a sollicité l’accompagnement de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP), tandis que certains salariés ont choisi d’être représentés par des avocats, dont Me Rama Valayden.

Les discussions ont finalement abouti à un compromis après plusieurs séances de négociation entre les représentants des employés et Me Natasha Behary Paray, pour Concentrix. Selon la CTSP, quatre réunions ont permis aux différentes parties de présenter leurs demandes, leurs propositions et contre-propositions. La confédération estime que l’unité affichée par les représentants des travailleurs a constitué un élément important dans ces discussions.

Le résultat annoncé vendredi dernier : deux mois de rémunération pour chaque année de service. Un accord présenté par la CTSP comme une avancée importante pour les salariés concernés, après plusieurs semaines d’incertitude quant à leurs conditions de départ.

Le ministre du Travail, Reza Uteem, confirme qu’un comité de conciliation et de médiation a été mis en place à la demande des travailleurs. Il explique qu’une première rencontre avait eu lieu la semaine précédente, avant une nouvelle réunion vendredi.

«Il y a eu des propositions et des contre-propositions et, après beaucoup de négociations des parties, on est arrivé à un accord», a-t-il déclaré.

Un accompagnement pour retrouver un emploi

Au-delà de l’indemnisation, la question de l’avenir professionnel des salariés est au centre des préoccupations. Selon le ministre, le management de Concentrix s’est engagé à organiser un «job fair» afin de redéployer les travailleurs vers d’autres entreprises et de faciliter leur retour à l’emploi.

Le ministère du Travail compte également appuyer cet objectif. Ceux qui n’auront pas encore retrouvé un emploi pourront, selon les modalités prévues, être placés sous le «Workfare Programme» et bénéficier d’une allocation dans l’attente d’une nouvelle activité professionnelle. «Il faut savoir que ces travailleurs concernés sont relativement jeunes», souligne Reza Uteem.

Le sort de sept travailleurs étrangers fait l’objet d’une démarche distincte. Selon le ministre, la direction de Concentrix travaille sur une proposition visant à leur permettre de rejoindre un autre centre d’appel appartenant au groupe. Le compromis trouvé avec les travailleurs permet ainsi d’éviter, à ce stade, une saisine du «Redundancy Board» pour déterminer les modalités de leur départ.

Pour les salariés mauriciens, l’accord conclu vendredi ne met pas seulement fin à plusieurs semaines de négociations. Il ouvre surtout une nouvelle période, celle de la recherche d’un emploi et d’une stabilité retrouvée.

Alors que la fermeture de Concentrix avait plongé des centaines de familles dans l’incertitude, l’accord du 2 octobre apporte désormais un cadre à leur départ et, surtout, un accompagnement pour tenter de tourner la page.

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