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Balance des paiements
Le déficit courant s’alourdit sous l’effet de la facture pétrolière
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Balance des paiements
Le déficit courant s’alourdit sous l’effet de la facture pétrolière
La balance des paiements de Maurice a enregistré un excédent global de Rs 64,5 milliards au deuxième trimestre 2026, malgré une détérioration du déficit courant, qui s’est creusé à Rs 19,1 milliards contre Rs 13,1 milliards à la même période en 2025. Cette évolution s’explique principalement par l’augmentation des importations de produits pétroliers, dans le sillage de la guerre entre les États-Unis et l’Iran et de la hausse des cours internationaux du pétrole.
Selon les données publiées le 30 septembre par la Banque de Maurice, le déficit de la balance des biens s’est élargi à Rs 54,1 milliards, contre Rs 40,9 milliards un an plus tôt. Les importations de marchandises (freight on board), ont progressé de 19,5 % pour atteindre Rs 90,5 milliards, principalement sous l’effet de la hausse des achats de combustibles minéraux, de lubrifiants et de produits associés. En revanche, les exportations de biens ont augmenté de 4,3 % à Rs 28,9 milliards, soutenues notamment par la progression des ventes de provisions de bord et de carburants pour navires (Ship’s Stores and Bunkers). Les activités de négoce international des sociétés Global Business Companies (GBC) ont également contribué à atténuer le déficit commercial, avec une marge nette estimée à Rs 7,6 milliards.
La détérioration du compte courant a toutefois été partiellement compensée par les performances des services et des revenus primaires. L’excédent de la balance des services s’est établi à Rs 35,3 milliards, porté par la bonne tenue des recettes touristiques. Les revenus bruts du tourisme ont atteint Rs 25,7 milliards, soit une hausse de 7,9 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Le compte des revenus primaires a, pour sa part, dégagé un excédent de Rs 18,6 milliards.
À l’inverse, le compte des revenus secondaires a affiché un déficit de Rs 19 milliards, principalement attribuable aux impôts versés par les sociétés GBC à des gouvernements étrangers. Sur le plan financier, les flux nets entrants ont été estimés à Rs 20,8 milliards. Les investissements directs ont généré des entrées nettes de Rs 16,2 milliards, notamment grâce à l’augmentation des engagements des GBC et aux investissements dans le secteur immobilier.
Les investissements de portefeuille (portfolio investment account) ont cependant enregistré des sorties nettes de Rs 49,2 milliards, en raison notamment des placements accrus des banques dans des titres de dette étrangers et des investissements des GBC à l’étranger.
Les autres investissements de portefeuille ont, en revanche, affiché des entrées nettes de Rs 121,1 milliards, favorisées par l’augmentation des dépôts des non-résidents auprès des banques mauriciennes et la progression des emprunts extérieurs des GBC.
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