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?Nous donnons aux langues orientales leur vraie valeur?

11 avril 2004, 20:00

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?NOUS avons mis les langues orientales sur un pied d?égalité avec les autres langues pour les examens du Certificate of Primary Education (CPE). Cela a été fait dans la justice sociale.? Le Premier Paul Bérenger s?exprimait hier à l?auditorium Octave Wiehé, à Réduit, à l?occasion de la célébration du 113e anniversaire de naissance du Dr Bhimji Ramji Ambedkar, considéré comme ?l?architecte? de la Constitution de l?Inde indépendante.

Paul Bérenger a mis en exergue la récente décision du gouvernement au sujet de comptabilisation des langues orientales pour le grading aux examens du CPE. ?C?est une réalisation majeure du gouvernement. Nous avons donné aux langues orientales leur vraie valeur?, dit-il.

Le vice-Premier ministre et ministre des Finances Pravind Jugnauth abonde dans le même sens. ?Nous voulons donner les mêmes chances à tous les enfants. C?est pour cette raison que nous sommes venus avec une formule de grading améliorée. Nous avons rehaussé le statut des langues orientales?, dit-il. Selon lui, il est ?faux de dire? qu?avec la nouvelle formule, les langues orientales ?mourront d?une mort lente?. ?C?est le contraire qui est vrai. Il ne faut pas entrer dans un ghetto et avoir l?esprit bloqué.?

Maintes discussions

La veille déjà, lors d?une conférence de presse (voir hors-texte), le Mouvement socialiste militant, à travers son leader, se disait ?heureux? que le gouvernement soit venu avec cette formule permettant de choisir quatre meilleurs sujets au CPE parmi cinq ou six matières, pour les besoins de la comptabilisation.

?Nous avons eu des discussions avec les organisations hindoues et musulmanes et avec la Plate-forme pour l?inclusion des langues orientales sans injustice. Je précise que c?est la formule du gouvernement. Nous sommes fiers que, pour la première fois, les langues seront comptabilisées?, dit Pravind Jugnauth.

Sur un autre volet, hier, Pravind Jugnauth et Paul Bérenger se sont accordés à dire qu?il faudra ?tout faire? pour augmenter le nombre de femmes au Parlement et au Conseil des ministres dans le cadre de la prochaine réforme électorale.

Paul Bérenger a mis en exergue la lutte du Dr Ambedkar pour la promotion de la justice sociale, la défense des droits de la femme, l?égalité des chances et la méritocratie. Il n?a pas manqué de souligner que son combat est une ?source d?inspiration? au même titre que celui du mahatma Gandhi et de Nelson Mandela. Ministre de la Justice dans le gouvernement de Jawaharlal Nehru, le Dr Bhimji Ramji Ambedkar avait d?ailleurs démissionné de son poste après le refus du cabinet de voter un projet de loi concernant les droits de la femme. Un projet de loi concernant la création d?une fondation Dr Ambedkar sera bientôt présenté au Parlement.

CONFÉRENCE DE PRESSE DU MSM

?Aucun rapprochement avec le PTr?

  • Le leader du MSM a abordé d?autres thèmes dans sa conférence de presse de samedi, à Port-Louis. Parmi eux : la dette publique, les "rumeurs" concernant un rapprochement du MSM avec le parti Travailliste (PTr), l?affaire Deelchand et les attaques contre le régime sucrier européen devant l?Organisation mondiale du commerce.

Sur le plan politique, le leader du MSM a démenti toute tractation entre les instances dirigeantes de son parti et le PTr. ?Le MSM est dans une alliance et nous comptons bien arriver au terme de notre mandat?, dit-il. Au sujet du rééchelonnement de la dette publique, le ministre des Finances rejette les critiques selon lesquelles cette décision enverrait un mauvais signal à la communauté internationale. ?Bien au contraire. La Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont bien accueilli cette décision.?

Pravind Jugnauth a parlé aussi des attaques contre le régime sucrier menées par le trio Australie, Thaïlande et Brésil. Il rappelle être parti à Genève avec le ministre de l?Agriculture, Nando Bodha, pour participer aux travaux entourant la plainte en tant que partie tierce. ?Ces trois pays font preuve de mauvaise foi. Les exportations sucrières des pays ACP (Afrique, Caraïbes et Pacifique) sont des quantités trop faibles pour déstabiliser le marché mondial.? Dans la même foulée, celui-ci a évoqué d?autres menaces qui pèsent sur l?accès préférentiel du sucre mauricien en Europe. La réforme agricole sur le vieux continent en serait une. ?Les pressions sont énormes mais nous continuerons à nous faire entendre. Nous poursuivons nos efforts de lobbying auprès des Etats membres de l?Union européenne. Nous avions raison d?aller de l?avant avec la restructuration de notre industrie sucrière?, dit-il.

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